La sortie du collège des Avocats d’Hervé Patrick Opiangah dont l’objectif était de réclamer la restitution immédiate des passeports, bijoux, montres de valeurs et un coffre fort contenant près de 200 millions de devises étrangères et monnaie nationale est révélatrice à plus d’un titre. Elle démontre, s’il en était encore besoin que certains justiciers, mus par des intérêts non avoués préfèrent volontairement tourner le dos à la loi pour faire dans l’arbitraire. Une réalité qui écorne gravement la crédibilité d’un Etat de droit dont se gargarisent certains.

L’affaire dite ‘’Opiangah’’ a démontré de bout en bout que la justice gabonaise, à travers ses acteurs peut volontairement se fourvoyer en faisant fi des règles qui la régentent.
En effet, et il faut bien le citer, le parquetier en chef du Tribunal de première instance de Libreville, Bruno Obiang Mvé a délibérément décider de lancer des poursuites contre Hervé Patrick Opiangah sur des présumés faits d’inceste et de viol. Des faits qui se seraient déroulés il y a plus de 21 ans. Mieux la plaignante dans cette affaire, la mère de la présumée victime n’avait pas qualité à le faire, puisque sa fille est déjà majeure. Pire, la présumée victime a toujours nié avoir subie quelques attouchements de la part de son père, ni pendant son jeune âge, ni maintenant, et avait même déposé une plainte contre les détracteurs de son père. Une plainte qui n’a jamais connu de suite au niveau du parquet de la République. Un cocktail d’irrégularités qui aurait permis au procureur de la République de classer cette plainte irrecevable sans avoir à se mordre les doigts..
Sur ce point, un étudiant en droit qui suit ce dossier de près a déclaré, ‘’Rien ne pouvait justifier une simple ouverture judiciaire contre Opiangah. D’abord, le délais de prescription a été largement dépassé pour ce genre d’infraction. Ensuite, la mère de l’enfant n’avait pas qualité à porter plainte, surtout 21 ans après les présumés faits. Et puisque la présumée victime est restée constante sur ses déclarations, sur quelle base s’est alors appuyé le procureur de la République pour lancer les poursuites contre Hervé Patrick Opiangah’’ ? S’est il interrogé.

Une perquisition teintée de non droit et des saisies illégales.
Mieux, Bruno Obiang Mvé a lancé une perquisition totalement illégale et procédé à des saisies qui n’avaient rien à voir avec l’objet de l’enquête, dans un non droit inqualifiable.
Une perquisition sans mandat explicite, l’absence du propriétaire des lieux et absence de procès verbal à l’issue de cette opération Commando. Pire, le Maître des poursuites n’a pas pris le soin de mettre sous scellés les biens et numéraires emportés dans les domiciles d’Hervé Patrick Opiangah pour les transmettre au magistrat instructeur, comme l’indique la loi.
Que peut donc expliquer cette transgression de la loi par celui qui est sensé la faire respecter ? Peut-on s’interroger. L’un des avocats d’HPO a donné la réponse.
‘’Notre client est victime d’un acharnement qui vise à le mettre sous l’éteignoir’’ a laché Maître Mba Ondo, pour qui les biens, argent et autres objets de valeurs récupérés chez leur client ne constituent en rien, des scellés dans le sens de la loi, mais ‘’un butin Napoléonien’’ récupéré dans l’illégalité.

Retour à la norme
La justice qui se rend au nom du peuple Gabonais est strictement encadrée par des lois votées par le législateur et contenues dans les différents codes. Pour ce qui est de ‘’l’affaire Opiangah’’, qui devrait être traitée dans le strict respect du code pénal et du code de procédure pénale, il ressort que la justice à travers le parquet de la République a préféré s’embourber en se mettant sur le banc des accusés.
Une posture qui n’honore pas l’Etat de droit. Car quoiqu’on dise, un procureur de la République devrait agir à charge et à décharge. Or, dans cette affaire, l’on constate que le Maître des poursuites s’est braqué sur le non droit pour mener des actions contre Hervé Patrick Opiangah, jusqu’à confisquer illégalement ses biens.
Le seul moyen pour le parquet de la République de redorer son image dans cette affaire est la restitution immédiate dans un premier temps, des biens, objets de valeur et numéraires appartenant à Opiangah, ensuite l’arrêt des poursuites par la déclaration d’un non lieu. Chercher une autre issue sera une confirmation de l’acharnement dénoncé par les Avocats d’Opiangah. Mais pour quel intérêt ?














