C’est l’une des questions que se pose désormais l’opinion, après les révélations faites par le collège d’Avocats du patron d’industrie et homme politique, Hervé Patrick Opiangah, lors de leur conférence de presse. A la suite du rejet de la demande de restitution introduite auprès du magistrat instructeur, qui déclare n’avoir pas reçu du parquet de la République les objets emportés aux domiciles d’Opiangah sous forme de scellés, toute la lumière devrait désormais être faite sur le sort réservé à ces saisies effectuées de manière illégale pour arrêter toutes les rumeurs qui tournent autour de cette entorse flagrante de la loi.

20 novembre 2025, voilà presque un an jour pour jour, que les domiciles et bureaux d’Hervé Patrick Opiangah ont été pris d’assaut par les forces de défense et de sécurité dans le cadre d’une enquête préliminaire sur une prétendue affaire de mœurs qui se serait passé il y a plus de 21 ans. Au terme de cette descente musclée, sans mandat et en absence du propriétaire des lieux, un téléviseur, trois passeports, des montres et des bijoux d’une valeur de près de 900.000.000 de FCFA et un coffre fort contenant près de 200.000.000 de francs en numéraires étrangers et monnaie nationale furent saisis et emportés en violation de la loi, puisqu’ aucun procès verbal ne fut dressé et signé lors de la perquisition. Mieux, les objets saisis n’ont jamais été transmis sous forme de scellés au magistrat instructeur, lieu de prédilection de leur conservation.
Ce changement de destination inquiète le Conseil d’Hervé Patrick Opiangah et interroge l’opinion.
Pour les Avocats, les objets saisis chez leur client devaient être sous scellés chez le juge d’instruction. Or celui-ci, en réponse à la requête de restitution introduite par Me Moussavou Carole a rejeté cette demande, au motif qu’il n’a jamais reçu les scellés dans cette procédure en provenance du parquet de la République. ‘’il y avait juste une quittance du Trésor public qui accompagné le dossier’’, explique le magistrat instructeur dans sa réponse.

Où sont donc les biens appartenant à Monsieur Hervé Patrick Opiangah ? L’opinion se perd en conjectures et les commentaires vont bon train.
Pour certains, le fait pour le parquet de violer allègrement la loi qu’il est censé appliquer laisse planer une volonté de faire main basse sur le butin récupéré lors de la perquisition. ‘’Si non, pourquoi n’avoir pas dressé un procès verbal avec la liste des objets saisis, les noms, signatures et qualité de tous ceux qui étaient à cette perquisition ? Pourquoi le procureur de la République n’a pas transmis, comme l’exige la loi, les objets emportés chez le juge d’instruction sous forme de scellés ? S’interroge un observateur averti.

La rumeur s’enfle sur le sujet et elle fait état de ce que des montres, et certains bijoux auraient été retrouvés chez des tiers. Un véritable scandale si cette information venait à être confirmée.
Et pour lever toute équivoque sur l’existence du patrimoine emporté chez Opiangah et éviter que l’imagination fertile publique ne prospère par des conclusions hâtives, le parquet de la République devrait rapidement corriger cette violation de la loi en restituant tout ce qui a été pris illégalement durant la »perquisition hors la loi’‘ effectuée le 20 novembre 2025. Faute de quoi, la thèse d’un braquage officiel des biens appartenant à Opiangah par le parquet de la République sera difficile à réfuter.
Par Moïse Pyra













