Les résultats de l’audit lancé à la suite de la suspension des toutes les activités aurifères en petite mine ont été rendus publics ce 19 octobre 2026 dans un communiqué de presse signé du ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Sosthène Nguema Nguema. Ce sont plusieurs permis de recherche et d’exploitation qui retournent dans le domaine public de l’Etat pour non respect des exigences légales et réglementaires en vigueur.

C’est un véritable coup de pied dans la fourmilière que le ministre des Mines et des Ressources Géologiques vient de mettre dans le secteur d’Or. Sosthène Nguema Nguema avait raison de mettre en arrêt toutes les activités aurifères des petits producteurs, histoire de voir un peu plus clair les pratiques de ce secteur. Une suspension actée le 22 juin 2026 qui a ouvert la voie à un audit approfondi qui s’est déroulé du 29 juin au 16 octobre 2026 conformément aux dispositions de la loi N°037/2018 du 11 juin 2019 portant réglementation du secteur minier en République Gabonaise et plus précisément le décret N°00074/PR du 11 juin 2019 avec ses articles 1,2 et 3 qui fixent le régime juridique, institutionnel, technique, économique, douanier et fiscal applicable aux activités minières.

Selon le communiqué du ministère des Mines et des Ressources Géologiques, il a été constaté le non respect des exigences légales et réglementaires en vigueur par plusieurs sociétés titulaires des titres miniers.
Face à situation qui frise l’anarchie dans un secteur stratégique pour le développement du pays, le ministère des Mines et des Ressources Géologiques a prononcé le retour au domaine public de l’Etat plusieurs permis de recherche et d’exploitation de l’or.
Ainsi, près de 40 permis de recherche et 11 permis d’exploitation repartis sur l’ensemble du territoire national reviennent dans le domaine public de l’Etat.
Le ministère des Mines et des Ressources Géologiques invite les usagers et les opérateurs de se rapprocher des services compétents de l’administration des mines pour toute information complémentaire relative à cette mesure et prévient tout contrevenant de cette décision à des poursuites judiciaires.
Par Julien Kosso
















