C’est ce que l’on peut retenir de l’issue de la réunion convoquée par le ministre du Pétrole et du Gaz à la suite du courrier de l’Organisation nationale des employés du Pétrole (Onep) qui annonçait un préavis de grève pour non respect du protocole d’accord signé après la Commission du dialogue social.

Dans son pragmatisme légendaire, le ministre du Pétrole et du Gaz pour tenter de désamorcer la menace de grève brandie par les employés du pétrole a convoqué toutes les parties impliquées dans cet épineux dossier, objet de tensions permanentes entre les employés, les responsables des sociétés pétrolières et les agences de placement du personnel.
Avec son collègue du ministère du Travail, les membres du gouvernement ont exprimé toute leur détermination à voir le protocole d’accord signé par toutes les parties être exécuté pour le bien de toutes les parties, même si l’administration devrait jouer son rôle en adoptant des textes de lois qui encadrent ce nouvel environnement.
Pour le ministre du Travail, ‘’En regardant les différents points contenus dans le procès verbal, l’on se rend compte qu’il y a des points où tout le monde est d’accord. Il est question pour ces points de les traduire en textes réglementaires à travers des circulaires, des arrêtés ou des décrets afin qu’ils soient fichés dans le marbre. Certains de ces points sont mêmes déjà en vigueur dans certaines compagnies. Il y a aussi des points querellés dont le plus épineux est la mise à la disposition du personnel par des sociétés intérimaires, nous nous sommes convenus sur des règles de base, c’est-à-dire l’arrimage et des réglages dans les contrats. Nous ne voulons plus des contrats un mois, un mois. Nous allons utiliser les contrats conventionnels pour contrer et d’éviter la précarité contractuelle’’ a-t-il rassuré.

Pour l’hôte de cette rencontre qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme lors d’une mission à Port Gentil sur les inégalités de traitement salarial, Sosthène Nguema Nguema a fixé la date de fin décembre afin de voir tous ces problèmes définitivement résolus.
‘’ Il n’est pas question qu’on arrive en 2026 avec les mêmes problèmes qui sont disputés aujourd’hui par l’Onep et la Commission du dialogue social. Ils ont fait un travail, il manque une chose, l’applicabilité. Que chacun respecte les engagements pris. Maintenant, ce qui est sur c’est qu’à partir de janvier, ce débat ne doit plus exister. Ils se débrouiller pour que les questions de précarité d’emploi dans le secteur pétrolier n’existent plus. Si non et mon collègue du Travail et moi allons prendre des dispositions qui s’imposent, parce que la loi est claire, et nous allons l’appliquer. On leur laisse jusqu’en décembre pour que ces problèmes soient réglés. Si c’est pas réglé, nous allons prendre nos responsabilités’’ a tranché Sosthène Nguema Nguema.

Un compromis qui satisfait globalement l’Onep qui, à travers son Secrétaire général a dit faire confiance à la détermination des deux membres du gouvernement à faire appliquer la loi dans toute sa dimension afin de redorer l’emploi du secteur pétrolier qui ressemble à ce jour à l’esclavagisation.
Toutefois, une rencontre d’évaluation est prévue en octobre entre les différentes parties (Onep, Upega, Sociétés de placement) pour être sûr qu’en décembre, le monde de l’emploi du pétrole ne sera plus cet enfer déguisé.
Par Ange Maya
















