Les porte-parole de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) ont effectué le 15 mai dernier une sortie musclée à l’occasion d’une conférence de presse pour dire tout le bien qu’ils pensaient de la décision rendue par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville où était pendante, la demande de non-ieu formulée par les Avocats d’Opiangah dans la procédure judiciaire engagée depuis près de sept mois par la justice gabonaise.

Le parti cher a Hervé Patrick Opiangah à travers ses porte-parole n’a pas caché toute sa déception à la suite du rendu de la Chambre d’accusation qui dévoile, « Une justice qui nage depuis de nombreux mois dans le dilatoire et l’arbitraire, qui s’est à nouveau fourvoyée dans le vase du rapport incestueux entre le Droit et la Justice ».
Après avoir démontré pour une énième la vacuité du dossier qui sous-tend la procédure judiciaire poursuites contre leur président, marquée par l’absence de plainte régulièrement déposée à temps, absence de victime, ni constitution de l’élement légal d’un point de vue matériel ou moral, le parti par la voix de Edmond EPOMA NGADI, a qualifié la décision de rejet du non-lieu prise par la Chambre d’accusation que préside Ulrich Arnold Nzoundou Bignoumba au motif d’une non présentation d’Hervé Patrick Opiangah devant le juge d’instruction, comme « une aberration, un non sens juridique. Une argutie qui ne peut prospérer à l’épreuve de l’analyse et à la simple lecture du code de procédure pénale notamment en son article 163 qui nous enseigne et nous édifie en ce qui suit : ‘’Si le juge d’instruction estime que les faits ne constituent ni crime, ni délit, ni contravention ou si l’auteur est resté inconnu ou s’il n’existe aucune charge contre l’inculpé, il déclare par ordonnance qu’il n’y a pas lieu de poursuivre’’. Dit autrement, ils mettent fin à l’instruction, abandonnent les poursuites et classent le dossier » a-t-il clarifié.
Plus surprenant pour le porte-parole de l’UDIS, « Dans le dispositif rendu par les magistrats de la Chambre d’accusation, ces derniers reconnaissent que la plainte a été déposée hors délai ou après les délais, il reconnaissent en outre que la présumée victime réfute totalement les faits, que les charges sont inexistantes. Le fait qu’Hervé Patrick Opiangah ne soit pas présenté à sa convocation est la raison suffisante pour ne pas ordonner un non-lieu ». Et de s’interroger, « Sur quel fondement juridique s’est donc appuyé Ulrich Arnold Nzoundou Bignoumba et sa suite pour rejeter la demande de non-lieu formulée par les avocats de notre leader ? L’article 163 du code de procédure pénale n’est-il pas suffisamment édifiant ? Et de conclure que « Ignorer aussi grossièrement la clarté de cette disposition 163 du code de procédure pénale qui recommande l’abandon des poursuites constitué une violation gravissime de l’Etat de droit véritable et un obstacle majeur aux principes fondateurs de la Cinquième République » a martelé Edmond EPOMA NGADI.

Face à cet acharnement politico-judiciaire contre leur leader, le porte-parole de l’UDIS a dénoncé « le caractère abusif et infondé des poursuites engagées contre Hervé Patrick Opiangah. Leur maintien acharné et injustifié relève désormais d’une machination deshumanisante et destructive, visant à démanteler l’empire économique de notre président, à briser sa famille et à annihiler les fondements de sa base politique pourtant solide et légitime ». Et de poser une série de questions : « Quelle est donc la main noire qui se cache toute cette hideuse machination politico-judiciaire ? Qu’est-ce qui justifie cet acharnement politique et judiciaire contre notre leader ? A qui profitera la mort politique, social, économique et même physique de Monsieur Hervé Patrick Opiangah ? Doit-il être l’agneau à absolument immoler pour le succès de la 5ème République ? N’est il pas lui aussi un fils du Gabon ? N’a-t-il pas, lui aussi, participé au Coup de Libération ? N’a-ti-il pas, lui aussi, mis sa vie en danger pour libérer le Gabon ? Pourquoi doit-on célébrer certains pour cet acte héroïque et vouloir trucider et sacrifier un autre pour le même fait ? L’UDIS répète, à qui profite la mort d’Hervé Patrick Opiangah ? »

Au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement Brice Clotaire Oligui Nguema qui s’est solennellement engagé pendant la prestation de serment du 03 Mai dernier, « à servir, protéger et unir tous les Gabonais, y compris ceux de la Diaspora » à apporter les réponses à ces interrogations pour que l’opinion ne le considère par responsable de ce qui pourrait arriver demain.
Par Cresas Bidza















