La Mission d’Observation des organisations de la société civile a rendu sa copie ce lundi 14 Avril 2025 au cours d’un conférence de presse bilan. Occasion pour les responsables de cette mission de dresser le bilan de ceux qu’ils ont observé, de relever les insuffisances et de formuler les recommandations pour l’amélioration des prochains scrutins.

Jugé d’emblée positif dans l’ensemble, La Mission d’observation des organisations de la société civile du Gabon, un regroupement d’organisation de la société civile comprenant entre autre Tournons la page pour l’alternance politique et le Réseau des observateurs citoyens(ROC) a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement du processus de cette élection présidentielle. Une élection crédible, libre et transparente.
Pour mener à bien cette mission, La mission d’observation, portée par le Réseau des Observateurs Citoyens (ROC), la Coalition Tournons La Page Gabon (TLP-Gabon) et la MOE_OSCs du Gabon, a mis en œuvre une approche méthodique avec le recrutement et la formation de 914 observateurs selon les normes internationales, leur déploiement structuré sur l’ensemble du territoire national l’utilisation d’outils digitalisés pour la collecte des données et la constitution de cellules de veille techniques, analytiques et politiques pour centraliser les rapports de terrain.

Une mobilisation citoyenne a permis de garantir une couverture large et une remontée fiable des informations issues des bureaux de vote.
Selon le rapport de la mission, les opérations électorales du 12 avril 2025 se sont déroulées dans des conditions calmes, transparentes et conformes aux procédures établies. Les constats les plus significatifs incluent
Respect des horaires d’ouverture des bureaux de vote dans la majorité des cas. Présence effective des membres des bureaux de vote. Forte affluence des électeurs à l’heure officielle d’ouverture, témoignant de l’engagement citoyen. Matériel électoral disponible et suffisant.
Déroulement globalement transparent du dépouillement, avec affichage public des résultats et remise des procès-verbaux aux représentants des candidats.
En outre, la présence d’observateurs internationaux et de l’ACER a renforcé la légitimité du scrutin.
Malgré ce sentiment de réussite, la Mission n’a pas manqué de relever les points sombres qui devraient être améliorés. C’est le cas de l’accessibilité insuffisante pour les personnes en situation de handicap, des disparités dans la couverture médiatique entre les candidats, de la faible représentation féminine parmi les candidats (1 femme sur 8), difficultés procédurales pour l’obtention des accréditations, des cas d’entraves à l’accès des observateurs dans certains bureaux et quelques tentatives isolées d’intimidation ou de manipulation à l’endroit des observateurs.
Fort de tout cela, la Mission a formulé des recommandations pour une démocratie plus inclusive et transparente. Simplifier la procédure d’accréditation des observateurs, élaborer un guide national de l’observation électorale, renforcer les formations croisées entre les parties prenantes (observateurs, personnel électoral, autorités locales), mettre en œuvre une stratégie nationale d’éducation civique et électorale , encourager une plus grande participation des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap, garantir un accès équitable aux médias pour tous les candidats.

Ce scrutin présidentiel, bien que perfectible, marque une avancée dans la consolidation démocratique du Gabon. Le rôle de la société civile s’est avéré central, non seulement dans la surveillance du processus électoral, mais également dans la sensibilisation des citoyens à leur devoir de participation.
Il revient désormais aux autorités compétentes de tirer les leçons de cette expérience, en mettant en œuvre les recommandations formulées, afin de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et de consolider les acquis démocratiques.
Par Petit Christ O















