Dans une émission interactive avec les activistes de la diaspora, Alain Claude Billy bi Nze a réaffirmé ce qu’il avait déjà dit concernant la situation d’Hervé Patrick Opiangah, qui depuis plus de quatre mois est en exil forcé suite à une traque contre sa personne par les autorités de la Transition, avec le soutien d’une justice aux ordres. Pour le dernier Premier Ministre d’Ali Bongo Ondimba, rien de devrait plus empêché Opiangah de rentrer chez lui.

Répondant à une question sur la situation du Lieutenant Kelly Ondo, incarcéré à la prison centrale de Libreville suite à la tentative du coup d’Etat, le candidat à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, Alain Claude Billy bi Nze a embrayé sur la situation cocasse et incongrue du dossier Opiangah.
Pour lui, « la justice n’est pas là pour assoupir des vengeances personnelles. La justice est un pilier de l’Etat de Droit. Si quelqu’un a commis des fautes, il doit être jugé et il paie pour ses fautes » a-t-il rappelé d’entrée, avant poursuivre que, « De même, j’ai dit que les poursuites sur Mr Opiangah sur les faits qu’on a rendu public devraient aujourd’hui s’arrêter. Il n’y a plus rien pour que Mr Opiangah rentre chez lui, je le dis très clairement, la justice doit cesser d’être instrumentalisée pour des règlements de compte politique » a -t-il regretté.
Même si certains peuvent voir dans cette prise de position de Billy bi Nze , une stratégie politique pour s’attirer une certaine sympathie des nombreux soutiens d’Opiangah en cette période électorale, la vérité reste établie. Selon les faits, la place d’Opiangah n’est pas hors de son pays.

Et selon un observateur averti de la vie politique gabonaise, « les propos de Billy bi Nze au sujet de l’affaire, dénote du bon sens et de la logique. La démonstration scientifique a été faite que le dossier contre Hervé Patrick Opiangah est vide sur tous les plans. Il a été prouvé que le Procureur de la République a usé du mensonge pour justifier les poursuites engagées contre Opiangah. Sans se soucier de la présomption d’innocence de ce dernier, ses domiciles ont été saccagés par les forces de défense de 3ème catégorie. Mieux, la présumée victime est restée constante sur ses déclarations, ne se reconnaissant pas dans les faits d’accusation. Ces éléments et bien d’autres prouvent à suffisance que nous sommes dans une affaire politique, qui nécessite une solution politique », a-t-il souligné , avant d’indiquer que « face à cette situation, la seule et l’unique personne qui peut désamorcer cette crise, n’est que le Président de la Transition en personne. Parce que tout compte fait et au regard de la gestion de cette affaire par les magistrats, l’on peut comprendre qu’ils agissent sous le contrôle du politique. Et tant que l’ordre ne vient pas de ce politique, aucune issue favorable » a-t-il conclu sous le couvert de l’anonymat.

Profitant de cette bourde politique des autorités de la Transition qui persécutent l’un de leur compagnon du coup d’Etat du 30 août 2023, Alain Claude Billy bi Nze profite de cette situation pour avertir les différents soutiens du Président candidat. « Les gens qui soutiennent le Général Oligui, il faut qu’ils regardent ce qu’Oligui fait d’Opiangah. Ils étaient amis, ils ont été complices dans le coup d’Etat, et Opiangah l’a reconnu publiquement. Regardez comment il traite ceux qui l’on aidé à prendre le pouvoir. C’est de cette façon que demain, s’il est élu, ceux qui se précipitent là, le sort qui les attend, ne sera pas différent du sort qui est réservé à Opiangah ».
Par Cresas Bidza















