Le feuilleton politico-judiciaire contre Hervé Patrick Opiangha vient de prendre une autre dimension avec cette oreille attentive de l’Ambassadeur de France à une délégation de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS).

»L’affaire Opiangah » vient de prendre une autre dimension avec l’audience que l’Ambassadeur de France au Gabon vient d’accorder à une délégation de l’UDIS, conduite par la présidente par intérim, Cynthia Lays Amorissani. Saisi par une demande d’audience introduite le 7 mars dernier par le Directoire de l’UDIS aux fins d’expliquer la situation ubuesque que traverse leur président, son Excellence Fabrice Mauriès, n’a pas hésité d’ouvrir sa porte aux compagnons politiques d’Opiangah.
C’est ce 25 mars 2025 que Cynthia Lays Amorissani accompagnée de deux Conseillers porte-parole, a expliqué au premier Français résidant au Gabon, les méandres de »l’affaire Opiangah ». Une occasion pour la présidente intérimaire de relever et démontrer devant l’Ambassadeur, les incongruités, les irrégularités et les grotesques manipulations de la Justice qui ont conduit son Président Hervé Patrick Opiangha, par instinct de survie, à prendre le chemin de l’exil où il y est contraint depuis plus de quatre mois.
L’Ambassadeur de France au Gabon a donc été édifié non seulement sur les origines de ce qu’on appelle désormais »Opianghagate », mais également sur les procédures biaisées et viciées engagées par la justice qui fait trainer volontairement le dossier, et surtout les conséquences de cette situation qui met en détresse plus de 7000 Gabonais désormais menacés par le chômage et la précarité.

Même si rien n’a fuité des échanges entre la délégation de l’UDIS et le Représentant Français au Gabon, la présidente par intérim a tenu à remercier l’Ambassade de France pour avoir répondu favorablement à leur sollicitation, « Nous tenons à remercier la France, pays des droits de l’Homme et de la Démocratie à travers son ambassade pour cette audience qui nous a permis de décliner avec précision les détours de la machination judiciaire contre notre président » a-t-elle déclaré au sortir de l’audience.
Une nouvelle page vient-elle de s’ouvrir avec cette entrevue que l’Ambassadeur de France vient d’avoir avec la délégation de l’UDIS ? C’est ce que pense M.D, un Avocat au barreau du Gabon. Pour lui, « l’audience que vient d’accorder l’Ambassadeur de France à la délégation de l’UDIS va sûrement donner une autre dimension à cette affaire qui place le Gabon sur le banc des accusés en matière des violations des Droits fondamentaux » a-t-il déclaré, avant de déplorer l’entêtement de la Justice à ne pas évacuer rapidement ce dossier. « Ce qui est plus regrettable, c’est l’image de notre justice. Elle se montre encore plus dépendante du politique au point de tordre le cou au Droit. Et c’est tout le pays qui en sort éclaboussé. Mais avec la saisine des instances internationales, des sanctions risquent tomber pour les fossoyeurs de la justice » a-t-il regretté.
Le geste de l’Ambassade de France à recevoir les émissaires de l’UDIS devait inspirer non seulement les sollicitations autres corps diplomatiques qui ont été interpellées à ce sujet, mais également les différentes institutions nationales dont les demandes d’audience et autres restent toujours sans suite.
Par Cresas Bidza















