Lors de sa déclaration après la validation de sa candidature à l’élection présidentielle du 12 avril 2025, Alain Claude Billy bi Nze a, dans la description des grandes lignes de sa politique, mis un point particulier dans le respect de l’État de droit. C’est dans ce contexte qu’il a demandé le retour dans sa famille d’Hervé Patrick Opiangha, victime d’un procès arbitraire qui l’a contraint à quitter son pays pour un exile forcé afin de sauver sa vie.

Alors que l’autorité judiciaire s’est murée dans un silence, coupable de ses pratiques, et que le procès contre Opiangha semble s’enliser vers une issue incertaine malgré sa vacuité, une voix s’est faite entendre ce 10 mars 2025 pour dire non à cette injustice.
Il s’agit de celle d’Alain Claude Billy bi Nze candidat à la prochaine élection présidentielle. Dans son adresse, la toute première après la validation de son dossier de candidature, le principal challenger de Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa volonté d’instauration d’un véritable État de Droit, ou tout citoyen serait traité avec équité devant la loi. « Dans le respect de cet État de droit, j’affirme également et en toute responsabilité, que Mr Hervé Patrick Opiangha doit retrouver sa famille car il a été diabolisé et les charges qui ont été fabriquées contre lui n’ont aucun fondement juridique. Il faut le libérer, il faut qu’il rentré dans sa famille, il faut qu’il retrouve les siens en toute sécurité » a-t-il lancé à l’endroit d’un appareil judiciaire visiblement devenu sourd.

Loin d’être une incantation politique pour s’attirer la sympathie en cette période de courtisanerie, l’appel d’Alain Claude Billy bi Nze s’inscrit dans le strict respect des valeurs qui fondent un État de Droit et le respect de la dignité humaine. Car l’affaire Opiangha, qui est en réalité un dossier monté de toutes pièces est devenue une preuve patente que la justice Gabonaise est toujours sous les ordres du politique, loin des standards d’une justice indépendante.
Mieux, le maintien des poursuites dans une procédure viciée au départ par le mensonge public du procureur de la République a fini par convaincre les plus sceptiques que cette affaire, qui n’a ni plaignant et sans éléments matériels de preuves, est une tentative d’assassinat politique contre Hervé Patrick Opiangha, l’une des rares personnalités civiles, compagnon des premières heures du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).

L’appel de Billy bi Nze trouvera t’il écho auprès du corps judiciaire qui n’arrive plus à se rendre à l’évidence en déclarant un non lieu synonyme de l’arrêt des poursuites contre Opiangha ? Pas très évident au regard de la volonté politique manifeste de «fermer la bouche à ce dernier qui en sait peut-être un peu trop». Quid à sacrifier au chômage, des milliers de responsables de famille gabonaise. La démonstration pratique du Machiavélisme.
Par Petit Christ Oyono















