Lors du grand rassemblement œcuménique du 02 février dernier au Palais des sports de Libreville, le Président de la Transition a tenu un discours devant les communautés religieuses qui sonnait comme un vibrant appel à l’unité et la cohésion nationale, dans l’acceptation de la diversité et surtout dans le pardon mutuel entre l’oppresseur et l’oppressé. Sauf qu’après cette communication bien articulée, l’opinion attend sa mise en pratique. Premier test pratique, la réparation de l’injustice que subit Hervé Patrick Opiangha, contrait en exile depuis plus de trois mois pour une affaire qui n’existe que dans les esprits de ses bourreaux.

Oui le 02 février, c’est en qualité de ‘’fils du Gabon, conscient de la responsabilité sacrée qui m’incombe en ce temps de renouveau national ‘’ que Brice Clotaire Oligui Nguema Président de la Transition s’est exprimé devant une assemblée œcuménique, composée des différentes communautés religieuses. Une unité qui a émue le chef de l’Etat qui a salué cette diversité. « Cette image est celle du Gabon que nous voulons : un pays où la diversité n’est pas source de division, mais de richesses, où les différences ne nous séparent pas, mais nous complètent » a lâché Oligui Nguema à l’entame de son discours.
Plus loin, le Chef de l’Etat exhorte les siens à s’efforcer de conserver l’unité et l’Esprit par le lien de la paix. Revenant sur le fondement de la nation qui guide chacune de ses actions, il a déclaré que « La dignité humaine, valeur cardinale de notre Transition n’est pas négociable. Chaque Gabonais quelque soit son origine sa confession ou ses convictions, mérite respect, dignité et de considération ». Sur les vertus de nos religions, qui sont entre autres la paix, la justice de tolérance et de pardon, Brice Clotaire Oligui Nguema a résumé tous ces enseignements qui convergent au même idéal à savoir, « Le respect de la vie et la préservation de la cohésion ».

Si le président de la Transition pouvait se satisfaire dans cette allocution de ce « Notre Transition se déroule dans la paix », il reste cependant que celle -ci traine un gros boulet, une tâche indélébile qui ternie ce beau tableau de la Transition. C’est la cabale politico-judiciaire menée depuis près de trois mois contre un acteur clef des évènements du 30 août 2023, Hervé Patrick Opiangha, qui par instinct de survie, a préféré quitter précipitamment son cher pays.
En faisant allusions aux valeurs cardinales de nos religions que sont la paix, la justice et le pardon, le dossier Opiangha vient présenter un autre chiché des réalités.
En effet, dans une procédure dont la vacuité est désormais prouvée avec à la clef le mensonge flagrant du Procureur de la République, Hervé Patrick Opiangha a été pourchassé comme «une bête féroce qu’il fallait abattre à tout prix», bafouant au passage ses droits élémentaires liés à la présomption d’innocence, avec au passage le déploiement des unités des forces de Défense et de sécurité de 3ème catégorie. Ses domiciles ainsi que le siège de son parti politique vandalisés, le coffre fort emporté et éventré sans témoins, des nombreux objets de valeurs confisqués. Tout ça, pour des faits qui n’ont jamais été prouvés, où la présumée victime a été constante dans ses déclarations en affirmant ne jamais subir des faits allégués à son père.

Bref, l’opinion, aussi bien internationale que nationale est assez édifiée sur le feuilleton politico-judiciaire contre Opiangha qui reste en entier « Une affaire politique » qui vient mettre en mal la cohésion sociale et le vivre ensemble. Où est le respect, la dignité et la considération qui fondent la nation et qui guident chacune des actions de cette Transition ? Peut-on s’interroger.
Le discours du Président de la Transition, garant des Droits et libertés de tous, n’aura tout son sens que lorsque cette injustice flagrante, qui met en difficulté des milliers de familles gabonaise, les privant de leurs emplois et de leurs salaires sera réparée.
Et c’est à ce niveau que le pardon, sur lequel a insisté Oligui Nguema devrait intervenir. « J’insiste sur le mot PARDON, parce que pour qu’une nation se réconcilie, il faut que l’oppresseur demande pardon et que l’opprimé accepte le pardon » a-t-il exhorté.
Pour que le discours du Président de la Transition, Chef de l’Etat ne soit pas perçu comme une simple Messe de bonnes intentions, il serait nécessaire de traduire ces paroles en actes , comme le déclarent les écritures saintes, « Ne vous bornez pas écouter la parole, mais mettez la en pratique ». Et le cas Hervé Patrick Opiangha fera école.
Par Petit Christ Ondo















