Depuis le déclenchement de l’affaire dite Opiangah, la justice Gabonaise qui devrait dire le droit se fourvoie à chaque étape, donnant l’impression d’un pilotage à vue au gré des orientations et autres manipulations politiciennes pour clouer au pilori Hervé Patrick Opiangah. Au point où les principes élémentaires du droit sont volontairement ignorés par des magistrats pourtant rompus à la tâche et réputés expérimentés. C’est le cas de la demande du non-lieu introduite par les Avocats d’Opiangha sur laquelle tergiverse encore la justice.

Pour un magistrat membre du Syndicat National des Magistrats du Gabon qui a préféré garder l’anonymat, « La justice aujourd’hui devrait faire amende honorable en rétablissant le citoyen Hervé Patrick Opiangah dans ses droits. Et la manière la plus simple de le faire, est d’accéder à la demande de non-lieu introduite par ses Avocats », a déclaré d’entrée de jeu notre interlocuteur.
En effet, depuis près de trois mois, une procédure judiciaire lancée contre Hervé Patrick Opiangah s’est révélée par la suite, biaisée au départ, avec des vices de procédure et autres anomalies qui ne pouvaient pas faire prospérer les poursuites contre le Président de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS). Malgré la démonstration scientifique de la vacuité de cette procédure et les preuves accablantes du parjure dont se serait rendu coupable le Maître des poursuites, le justice peine toujours à tirer les conclusions d’une affaire qui n’a pas son rôle dans le prétoire.
Durant sa conférence de presse de ce 06 mars, le directoire de l’UDIS à travers ses porte-parole s’est interrogé sur le silence du Président de la Transition au cas Opiangah. Lui qui, pourtant affirmait au cours de sa déclaration devant la rencontre œcuménique qui a regroupé toutes les confessions religieuses et traditionnelles le 03 Mars dernier que, « la dignité humaine, valeur cardinale de notre Transition, n’est pas négociable. Chaque Gabonais quelque soit son origine, sa confession et ses convictions mérite respect, dignité et considération. C’est le fondement même de notre nation, la boussole de nos décisions ». Faut-il croire à travers ce silence que Hervé Patrick Opiangah n’est plus citoyen gabonais ? S’est interrogé l’un des porte-parole.

Mais pour notre interlocuteur magistrat, « l’appel lancé en direction du Président de la Transition ne devrait pas être perçu comme une demande d’indulgence ou d’un état de grâce comme certains veulent le faire croire. Le Président est interpellé dans cette affaire pour veiller à l’application stricte du droit, puisqu’il en est le garant. On ne peut donc pas comparer le cas de Kelly Ondo et ses camarades qui ont été jugés et condamnés, à celui d’Herve Patrick Opiangah qui, sur les faits ne devrait même pas être inquiété par la justice », a tenu à éclairer le syndicaliste, avant d’enfoncer la cloue, « La décision du non lieu n’est ni une faveur, ni une indulgence, encore moins une grâce présidentielle où une magnanimité d’une quelconque Cour du Tribunal. Le non-lieu est pratique usuelle en justice qui consiste à l’abandon d’une action judiciaire en cours de procédure, par un juge. Il est prononcé lorsque les éléments rassemblés par l’enquête ne justifient pas la poursuite d’une action pénale » a-t-il expliqué. « Si la justice a assez d’éléments de preuve contre Hervé Patrick Opiangah, elle peut procéder par un jugement par défaut. Mais le fait d’entretenir le suspens sur une affaire qui n’en est pas pas une, est contraire aux nobles pratiques de la justice» a-t-il conclu.

Vue sous cet angle, la Chambre d’Accusation devrait en principe accéder simplement à la demande des avocats d’Opiangah puisque le dossier n’a aucune substance capable de maintenir les poursuites contre leur client. Et ça ne sera que justice rendue.
Petit Christ O















