Après voir rejeté contre toute attente la demande de non lieu introduite par le Conseil d’Hervé Patrick Opiangha, la Doyenne des juges d’instruction peine toujours à transférer le dossier y référent sur la table de la Chambre d’Accusation où les avocats ont fait appel. Un retard qui risque être préjudiciable à la décision à rendre.

Le duo, Procureur de la République près du Tribunal de Libreville, et Doyen des juges d’instruction, a-t-il décidé de continuer à tordre le coup à la Justice en essayant de maintenir le suspens sur la levée des poursuites contre Hervé Patrick Opiangha sur lequel ne pèse aucune charge qui peut justifier ces poursuites ? C’est l’impression qui se dégage aux regards des pesanteurs et autres contorsions qui entourent ce dossier.
Après avoir rejeté la demande de déclaration de non lieu et l’arrêt de toute poursuite contre leur client, Les Avocats d’Opiangha ne comprennent toujours pas pourquoi le dossier traine toujours chez la Doyenne des juges d’instruction. Pourtant, après, après son rejet et à la suite de l’appel interjeter, elle a l’obligation d’acheminer le dossier vers la Chambre supérieure pour qu’elle statue.
Selon nos sources et au moment où nous bouclions cet article, la Chambre d’Accusation n’aurait toujours pas reçu le dossier qui leur permettra de statuer sur la demande formulée par les Avocats d’Opiangha. Une attitude qui pourrait, si cela n’est pas fait à temps, retarder la décision de Chambre d’accusation qui est tenu au respect des délais.

Les dernières révélations de cette affaire, montrent à l’opinion, une certaine volonté de ces deux justiciers, et plus particulièrement le Procureur de la République, Bruno Obiang Mvé d’en découdre avec Hervé Patrick Opiangha. Le Patron du Parquet de Libreville est désormais confondu par ses propres déclarations. Il avait annoncé devant un écran de télévision qu’il avait été saisi par une plainte en date du 14 novembre 2024 contre HPO. Vérification faite par l’huissier, aucune trace de plainte de Dame Biloghe Lucie n’est visible à cette date sur les registres d’enregistrement du Parquet de Libreville. C’est plutôt le 25 novembre soit a11 jours après, que cette fameuse plainte aurait été déposée, pour des faits qui auraient eu lieu en 2006, 18 ans en arrière. Un grossier mensonge qui devrait disqualifier l’auteur de cette infamie.
Sans garantie juridique et en toute clandestinité, le Procureur va déclencher une chasse à l’homme. Perquisitionnant domiciles et siège du parti, emportant au passage coffre fort et objets de valeur, sans ménager les membres de la famille, qui pour certains se sont retrouvés en prison. Un acharnement qui ne pouvait se justifier, puisqu’aucune plainte ne soutenait cette démarche.
Malgré l’absence de preuves et les déclarations invariables de la présumée victime, le Procureur pour faire rejeter la demande de non lieu, a justifié le refus par la non comparution d’Hopianga devant le juge d’instruction. Un argument qualifié ‘’D’incongru’’ par un autre magistrat qui déplore l’attitude de ses collègues dans le traitement de l’affaire Opiangha.
Alors que tous les regards sont tournés vers la Chambre d’Accusation pour voir si elle aussi a choisi le camp de l’injustice, un préalable subsiste, la transmission du dossier par la Doyenne des juges d’instruction. Ne pas le faire dans les délais requis serait synonyme de l’entêtement dans la bêtise. Un scandale pour un Etat qui se dit de Droit.
M.A.















