Ouverte le 10 janvier dernier la session extraordinaire de la Chambre Basse du parlement qui n’avait que pour point unique à l’ordre du jour le nouveau code électoral vient de rendre ses conclusions, avec à la clef le vote par l’ensemble des députés de la Transition du nouveau code électoral qui devrait servir à l’organisation des prochaines échéances électorales.

Le nouveau code électoral adopté par l’ensemble des députés de la Transition introduit plusieurs avancées majeures, notamment l’affichage obligatoire des procès-verbaux (PV) des élections à chaque étape, la présence des observateurs internationaux et nationaux, et une représentation accrue de la diaspora avec deux sièges parlementaires dédiés. Autre mesure phare, la possibilité pour les binationaux de se présenter à certaines élections sans renoncer à leur autre nationalité, une innovation saluée comme un pas vers l’inclusivité. Le texte prévoit également un plafonnement des budgets de campagne et une obligation de transparence financière, une première dans l’histoire électorale du pays.
En dépit de quelques réserves sur certains aspects, notamment l’organisation des élections par le ministère de l’Intérieur et le niveau des cautions électorales jugé élevé, ce code est considéré comme l’un des plus inclusifs jamais adoptés. Il reflète la volonté du CTRI d’instaurer des processus électoraux transparents et équitables. Avec ces réformes, le Gabon se positionne résolument pour un avenir démocratique renforcé, répondant aux aspirations de ses citoyens et des membres de la diaspora.

Il aura donc fallu aux députés de la Transition, moins de cinq jours francs pour se mettre d’accord sur ce projet afin de l’adopter. D’où le satisfecit exprimé par Jean François Ndoungou, le président de cette institution transitaire qui a salué la clairvoyance et l’abnégation de l’ensemble des députés de la Transition, qui ont été conséquents avec la réalités du moment.
Achille Bona















