Le ministère de l’Economie et des Participations vient encore de publier les chiffres clés de ses directions générales. Il en ressort un taux de réalisation excédentaire de 142% pour les recettes douanières, contre 84.34% pour les recettes fiscales.

Une performance de plus pour la douane gabonaise qui vient de réaliser 52,44 milliards de FCFA de recettes pour le mois de septembre, alors que les objectifs étaient fixés à 36,76 milliards pour la même période. Soit un excédent de 15,68 milliards, pour un taux de réalisation de de 142%.
De l’autre côté des taxes fiscales c’est-à-dire les Impôts, le taux de réalisation des objectifs est de 84,34%, avec des recettes de 51,84 milliards de FCFA, alors que l’objectif assigné était de 61,46 milliards de FCFA. Un gap de -9,62 milliards de FCFA.
Voilà les performances des deux poumons du budget gabonais.
Si du côté de la Douane, les informations ont pu fuiter sur cette performance de plus, aux Impôts c’est la loi de l’omerta. Selon une source qui a reçu l’anonymat du côté du Bureau des douanes du Port Môle de Libreville, « les recettes douanières connaissent cette croissance exponentielle grâce un management imposé par la Direction générale depuis un certain temps. S’il est vrai que l’on observe une activité dans l’impot-export assez considérable, c’est surtout la rigueur et l’intransigeance dans le traitement des dossiers. Aucune sortie frauduleuse de marchandise n’est plus signalée du côté du Port d’Owendo où toutes les issues ont été verrouillées. Les passe-droit et autres exonérations fantaisistes sont un lointain souvenir. Le Code des douanes est appliqué avec rigueur dans tous les contentieux, et toutes les fonds ont pour destination le Trésor public. Et s’il n’y avait pas la politique de la vie chère qui exempte les taxes de douanières à de nombreux produits importés, la Douane allait réaliser des performances encore plus soutenues » a renchérit notre source.

142% du taux de réalisation avec un excédent de près de 15,68 milliards de FCFA mérite les encouragements du gouvernement pour motiver ceux et celles qui s’investissent nuit et jour à mobiliser les fonds qui alimentent le budget national. « Le gouvernement et notre tutelle devraient revoir le système de rétribution des primes qui a été imposé par le régime déchu. Car l’on a l’impression que nous ne sommes pas rétribué à notre juste valeur. Et ça peut être une source de démotivation », a alerté un responsable syndical.
Petit Christ O
















