L’on croyait qu’avec l’arrivée du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CRTI), les pratiques dévalorisantes qui étaient devenues la norme devraient enfin prendre fin. Que nenni ! Bien au contraire, elles semblent prendre plus le poil au point de donner raison au dernier Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba, qui affirmait récemment qu’en plus des promotions copains et coquins, il faut désormais ajouter les consanguins. Le cas de la Direction générale de la Marine Marchande est une preuve évidente que le pays n’est pas sorti de l’auberge.

La nomination au lendemain du coup de Libération du Lieutenant Colonel Ludovic Edgard Moundounga, à la tête de la Direction générale de la Marine Marchande, avait été saluée par de nombreux observateurs et les partenaires sociaux de ce secteur. Car elle reflétait une certaine logique, celle de mettre ‘’l’homme qu’il faut à la place qu’il faut’’. D’autant plus que le nouveau DG, administrateur des Affaires maritimes, maîtrisait de fond en comble la maison, qui était dans un état comateux.
Ludovic Edgard Moundounga n’a pas laisser le temps pour souffler une dynamique au sein de cette administration stratégique qui a commencé à prendre vie, non seulement sur le plan des infrastructures, mais aussi sur celui des textes et règlements pour s’arrimer au contexte mondial.
Alors que cette administration retrouvait son équilibre au point de susciter les encouragements de l’Organisation maritime internationale, les ennemis de la République induisent le Président de la Transition en erreur, en lui forçant la main pour placer l’un de ses parents en provenance du Canada à ce poste stratégique. La pression fut si forte que le Général président a cédé. Et, à la surprise générale, Jean Cruz Lessagui est nommé lors du Conseil des ministres du 31 août 2024, en remplacement de Ludovic Moundounga qui était en mission officielle en Chine. Au grand étonnement des l’ensemble des agents de cette administration qui n’ont pas compris le choix porté sur ce profane, qui en plus n’est pas un agent de la fonction publique.

Moins d’un mois après la passation des charges et son entrée en fonction, Jean Cruz Lessagui est déjà, de part son management approximatif vomi par l’ensemble des partenaires sociaux de la Marine Marchande qui demande tout simplement le départ ‘’Du Canadien’’.
Une situation prévisible du fait de la non maîtrise de l’environnement dans lequel devait naviguer le nouveau DG.
En effet, un regard rétrospectif montre que la plupart des Directeurs généraux qui sont passés par la Marine Marchande, du fait d’être étrangers à l’environnement maritime se sont cassés la figure, quand ils ne se sont pas retrouvés derrière les barreaux. L’arrivée de Ludovic Edgard Moundounga était perçue comme un véritable essor vers la félicité de cette administration. Un espoir de courte durée puisque la parentèle eu droit sur la compétence.
Maintenant que le bateau Marine Marchande est en train de prendre l’eau de toute part, le Chef de l’État aura-t-il le courage de rectifier l’erreur de casting dans laquelle il est tombé les pieds et mains liés ? Les agents de la Marine Marchande attendent !
Par Petit Christ O















