C’est à croire que l’actuel 4e Vice-président de l’Assemblée nationale de Transition, nommé par le général-président, Brice Clotaire Oligui Nguema, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso veut tout et son contraire. Quand il ne se laisse pas aller à ses incantations, en pensant se prendre pour le nouveau poil à gratter. Tel un poisson rouge dans un bocal, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, a été appelé pour participer au processus de la transition au palais Léon Mba, mais ce gaillard oublie même que l’écharpe avec laquelle il se sangle le corps ne lui donne pas des libéralités de chercher à se démarquer, voire à toujours chercher de la visibilité, en prenant parfois des positions contre même ce camp qui l’engraisse.

Il va objecter qu’il est un esprit libre. Et que la liberté d’expression lui concède de prendre parfois des positions tranchées contre ceux qui l’ont fait roi, là où il n’espérait jamais arriver. Il devrait alors s’estimer heureux pour ce coup de chance. Mais hélas, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso. Sa dernière conférence de presse, où il a dit parler au nom de son Copil-citoyen, a une fois de plus montré l’arrogance qui ne cesse de monter dans ses neurones.
Il organise une rencontre avec les médias, et dans laquelle son plat de résistance n’était autre que la survivance du PDG – notamment après sa rentrée politique tonitruante du samedi 12 octobre dernier. Alors que lors de sa première prise de position, après le « coup de libération » du CTRI, son président, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, avait bien déclaré qu’il était venu pour travailler avec tout le monde. L’inclusivité de tous étant le maître-mot.
Parce que dans certaines propositions, des compatriotes au « Dialogue national inclusif » (DNI) avaient estimé qu’il fallait interdire l’ancien parti au pouvoir de toute activité politique, le fait pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso de revoir le PDG reprendre du poil de la bête serait une faute politique de la part du CTRI. On en veut pour preuve sa tirade à sa conférence de presse : « (…). Au regard de ce qui précède, j’estime que le CTRI semble inviter à prendre nos responsabilités sur le cas spécifique du PDG estimant assurément avoir rempli sa part du contrat en faisant tomber les principaux leaders du système Bongo-PDG. Nous, qui n’avons jamais baissé les bras, nous continuerons le combat et c’est pourquoi je nous invite, dans le cas du référendum, à ne tenir nullement compte des agissements de ce parti qui n’a pour règle que la violation des règles et des normes. Confirmons avec force ce rejet lors des prochaines élections afin qu’on se retrouve le moins possible d’élus PDG, car je n’ai pas la prétention d’affirmer que tous les pédégistes ont un mauvais fond. »

Tout en rejetant la responsabilité de la vivacité de l’ancien « parti des masses » au CTRI, et vouant une mort certaine au même parti, Geoffroy Foumboula s’emmêle les pinceaux, quand il dit que les élections à venir viendraient faire disparaître le PDG du spectre politique national. Et en même temps, le député nommé de la transition de voir que tous les pédégistes n’ont pas « un mauvais fond ».
Il n’y a pas de contradiction à voir derrière ces contorsions sémantiques du 4e vice-président de l’Assemblée nationale de la transition : Geoffroy Foumboula Libeka Makosso reste cohérent. C’est tout !
K-Aymard Lelengui















