« Et maintenant, on dit Quoi »? C’est par cette question que le Haut représentant personnel du Président de la Transition Guy Bertrand Mapangou s’interroge face aux multiples interprétations, supputations et autres sous-entendus suscités par l’article 43 de l’avant projet de Constitution.

Il fallait donc attendre la mouture finale de la Constitution qui a été publiée au journal officiel et qui sera soumise au référendum le 16 novembre prochain, pour que les débats sur l’article 43, qui ressemblaient aux yeux de Guy Bertrand Mapangou « aux débats sur le sexe des anges » finissent par prouver qu’il ne s’agissait point de cette notion exclusive de ‘’Gabonite’’ que d’aucuns prêtaient au Général président Brice Clotaire Oligui Nguema, pour se créer un boulevard à la prochaine élection présidentielle.
Pour Guy Bertrand Mapangou, « L’article 43 qui a alimenté l’actualité ces derniers mois n’était finalement pas ce que nous pensions tous. Il suffit d’être né d’au moins un parent Gabonais pour aspirer à être candidat à l’élection présidentielle ». Et de se demander, « à ce stade, le débat est-il clos sur cette question »?
En effet, l’avant projet de la Constitution, dans les conditions d’éligibilité du président de la République a donné lieu à une levée de boucliers de la part de certains néo opposants qui n’hésitaient pas à pointer un doigt accusateur au Président de la Transition, de tailler la Constitution à sa mesure et de semer les germes de la division en voulant instaurer une classification des citoyens gabonais. Ce qui justifiait à leur entendement, le rejet de cette Constitution par le vote du NON au prochain référendum.
Maintenant que ce que certains considéraient comme un verrou pour de potentiels candidats a sauté, les auteurs de ces cris d’Orphée ne devraient ils pas à travers les mêmes canaux saluer la sagesse du Président de la République qui a déclaré officiellement ne pas vouloir d’une Loi fondamentale qui divise les gabonais ou qui est taillée pour lui et sa famille ? C’est en tout cas ce que voudrait la logique et ce qu’impose la rigueur intellectuelle.

Et Guy Bertrand Mapangou de citer Napoléon BONAPARTE qui enseignait : »Une Constitution doit être courte et obscure« . « La brièveté commande donc la concision. L’obscurité, quant à elle, renvoie à une formulation complexe et difficile. Il nous fallait donc attendre le réel substrat de cette Constitution avant de nous lancer dans l’arène des médias et des réseaux sociaux, grands producteurs de confusion et de supputations » a réagi Mapangou qui a peut être eu tort d’avoir très tôt raison.
A ceux qui se sont lancés dans des préjugés hâtifs, Guy Bertrand Mapangou conclut par ce proverbe persan : « la précipitation vient du diable ; Dieu travaille lentement’’.
Par Petit Christ O















