GABON/TRANSITION, e système politique peut ne plus être un enjeu prioritaire !

OUI, pour sauver le pays d’un bain de sang prévisible, le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions avait décidé dans la nuit du 30 août 2023, de mettre un terme au régime médiocre, incompétent et corrompu en place depuis 14 ans.
OUI, dans sa première adresse officielle à ses compatriotes, le Président du CTRI, le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA s’était publiquement engagé à restaurer l’ordre démocratique, même si cet ordre avait été consumé par l’imposture électorale et la brutalité politique depuis le scrutin de 2009.
OUI, depuis 11 mois, les mesures essentiellement économiques et sociales; les projets de développement des infrastructures publiques; la relance des régularisations des situations administratives; la réouverture des concours et des établissements de formation professionnelle; la refondation du Foncier; la réconciliation des citoyens avec les symboles de la République et sa sacralisation de la fonction de Président de la République ; la restauration de l’image de la Diplomatie gabonaise…etc sont à mettre au crédit du Gouvernement de la Transition.
OUI, en réaction aux voix de nombreux gabonais qui l’invitent lors de ses rencontres sur le territoire national et à l’étranger, à faire plus que les chantiers engagés, le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA leur demande en contrepartie, plus de temps.
Chacun peut penser à tord ou à raison qu’il ambitionne de rester au pouvoir au delà de la période de transition et donc de renoncer à son engagement à rendre le pouvoir aux civils.
Certains gabonais s’en réjouiraient, d’autres en seraient déçus, frustrés au décompte des actions que le CTRI et le Gouvernement auront posées pour que les gabonais se sentent enfin dans leur pays, dignes et profitent de leurs immenses ressources pour vivre mieux.
Nous sommes nombreux à nous demander comment lui attribuer en moins d’un an, un bilan d’étape mitigé et un manque du sens de la parole donnée, sans y soupçonner une opinion prématurée, en opposition aux décennies de l’ex régime médiocre, incompétent et corrompu qui a plombé nos carrières, siphonné nos ressources et ruiné tous les espoirs du peuple gabonais.
Il suffit pourtant de faire le tour du pays pour voire les réalisations, notamment dans les secteurs les plus vitaux.
Semble-t-elle plus forte, cette amnésie qui nous ferait oublier les années de purgatoire et la guerre civile dans laquelle les ex contrebandiers nous convoquaient après août 2023 ?
Nous écoutons des gabonais de toutes les provinces, de toutes les communautés ethniques, de tous les âges matures et de tous les sexes, nous sommes arrivés à un stade où le Système politique n’est plus forcément un enjeu prioritaire.
Le Président du CTRI peut se retirer après la période de Transition et laisser un autre compatriote civil élu démocratiquement qui nous imposerait les clivages politiques d’antan, le népotisme, la corruption, l’incompétence, la paresse et l’immobilisme.
Tout comme les gabonais dans leur majorité, pourraient tolérer qu’il renonce à son engagement de rendre le pouvoir aux civils, qu’il se présente et s’il est élu proprement, qu’il poursuive sa stratégie de développement pour le bien-être des populations.
Il a, lui, l’avantage d’être GABONAIS et donc libre d’user de ses droits civiques.
Pour vérité, les gabonais veulent les infrastructures routières pour circuler librement en toute saison et évacuer leurs productions vivrières ou industrielles; les établissements hospitaliers et éducatifs équipés avec des personnels formés ; les emplois et la réouverture des concours et stages; l’interconnexion des services d’état civil d’une province à une autre pour accéder aux documents administratifs; l’autonomisation de la jeune fille-mère déscolarisée; l’accès des jeunes aux métiers aériens considérés depuis des années comme un mythe; des médias publics qui informent librement dans le respect de la vie privée…etc.
Au lieu de sombrer dans le déni des réalités actuelles ou se murer dans la nostalgie de l’ex régime politique contrebandier, interrogeons juste 10 familles autour de nous sur le choix du Système politique après la Transition et ayons l’honnêteté de venir, chacun sur son mur, en toute âme et conscience, poster les réponses.
Pour ma part, j’ai encore la douleur d’une survie académique et professionnelle très pénible, du fait d’un système politique tributaire d’une démocratique en carton.
Je ne me plaindrai pas de travailler encore quelques années sous un un régime militaire, tant que ses acteurs ne m’auront pas prouvé qu’ils sont aussi médiocres et incompétents.
Bien que convalescent, je ne pouvais me mettre à l’écart de cette polémique qui devient nocive.















