Depuis l’arrivée du Comité de Transition pour la restauration des Institutions, l’heure est désormais au changement de paradigme, histoire de restaurer à tous les niveaux, l’image et la réputation du pays. La Direction générale du budget et des Finances publiques, l’un des piliers de la gestion budgétaire et la réalisation des grands projets n’est pas en reste. Elle devrait veiller à la gestion orthodoxe des finances publiques, pour que chaque centime sorti des caisses de l’Etat, soit utilisé à bon escient. C’est à quoi s’attèle le Directeur général du Budget, Aurélien Marcel Mintsa mi Nguema.

Depuis qu’il a pris les rênes de la Direction Générale du Budget et des Fnances Publiques, Aurélien Marcel Mintsa mi Nguema, s’arrime à la vision du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions,(CTRI) pour l’assainissement dans la gestion des finances publiques et stopper la gabegie devenue un sport national. Sortant des sentiers battus où le premier responsable de la gestion du budget, passait tout le temps dans des bureaux lambrissés à signer les bons d’engagement et autres autorisations de payement sur des projets non réalisés, la direction générale compte effectuer de terrain, pour s’assurer de l’avancement des chantiers lancés par les plus Hautes autorités de la Transition. Ce qui justifie la descente dans le Woleu-Ntem, la Ngou’oe et le Moyen Ogooue, d’une forte délégation de cette Direction, conduite par le DG en personne, qu’accompagnaient certains opérateurs économiques impliqués dans l’exécution de ces projets.

Pour un cadre de cette direction qui a requis l’anonymat, « La Direction générale du Budget et des Finances publiques a pris conscience du rôle qu’elle joue dans le développement de notre pays. C’est pourquoi le Directeur général a institué ces missions de terrain afin de toucher du doigt ce qui se fait et de mieux évaluer les contours du bon déroulement des chantiers », a-t-il indiqué. Avant de poursuivre que « ces missions n’excluent aucunement les autres administrations concernées dans la chaîne de réalisation’ de ces projets notamment le ministère des Travaux Publics. Mais la DGBFIP, ordinateur de crédit et des dépenses devrait s’assurer que les fonds dégagés, servent effectivement à la cause indiquée. Ce qui devrait nous éviter à terme, de nous retrouver avec des projets financés mais non réalisés, ou des éléphants blancs » a-t-il renchéri l’air visiblement satisfait.
Une démarche que semble ne pas apprécier les partisans de l’ordre ancien, qui en trouvent l’occasion de tirer à boulets rouges sur la personne de Mintsa mi Nguema, prétextant au passage que c’est grâce à ses liens de parenté avec le Président de la Transition qu’il agirait ainsi, sans tenir compte de l’ordre de la hiérarchie.
En quoi la descente du Directeur général sonne-t-elle comme un crime de lèse majesté à sa hiérarchie ? Tout porte à croire que ces descentes sur le terrain viennent couper « l’herbe sous le nez du mouton ». Sachant les multiples scandales de corruption liés dans l’exécution des marches publics et autres projets d’envergures qui n’ont jamais aboutis (résultats de la taskforce sur la dette en est une parfaite illustration) la volonté du Directeur général du Budget de regarder de trop près n’arrange pas les affaires des adeptes de 30% souvent exigés aux opérateurs économiques. C’est peut-être ce qui justifie cette levée de boucliers teintée de délation contre Aurélien Mintsa Mi Nguema.

En effet, comment accepter que pour une descente de vérification des projets lancés par le Chef de l’Etat, certains mettent en doute les qualités et le cursus du Directeur général du Budget, pour ne voir que sa parenté avec le Président de la Transition ? Et pourtant, pour ceux qui le connaissent, Aurélien Marcel Mintsa mi Nguema présente un cursus assez rare et bien fourni. Contrairement aux détracteurs qui le présentent comme « un parachuté de la magistrature à la Direction générale du budget », cet diplômé de l’Ecole Normale d’Administration de Paris, promotion Aimé Césaire est également diplômé en Droit Économique et Gestion. Expert de la Banque Mondiale en Administration Publique, il a été responsable de la haute administration française et européenne.
Comme peut le constater tout esprit lucide, et dans l’approche de ‘’l’homme qu’il faut à la place qu’il faut’’, Aurélien Mintsa mi Nguema reste »une tête bien faite et bien pleine », et sa proximité parentale avec le Général président n’est que les circonstances du destin.
Eric Joress
















