Nommé par les nouvelles autorités du Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CRTRI) comme 4ème vice-président de l’Assemblée nationale de la transition, Geoffroy Foumboula Libeka, membre du Copil citoyen, dans l’une de ses sorties n’a pas manqué de critiquer vertement le contenu de l’audience accordée par le Président de la transition, le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema à Jean François Ndougou, président de l’Assemblée nationale de transition. Motif de cette montée d’adrénaline, la demande à la hausse des politiques dans la chambre basse du parlement formulée au cours de cette audience par Jean François Ndougou.
Geoffroy Foumboula Libeka, 4ème vice président de l’Assemnlée de transition
Geoffroy Foumboula Libeka n’a pas mis les gangs pour dire tout le mal qu’il pensait des membres du Parti démocratique gabonais (PDG) et de la majorité présidentielle qui soutenait le président déchu, au point de faire croire dans l’une de ses sorties que les PDGistes peuvent induire le président de la transition en erreur. Selon lui, les acteurs politiques, notamment ceux du PDG n’ont pas droit au chapitre, car ces derniers sont sont responsables de la situation du « chaos » dans lequel se trouvait le pays jusqu’au 30 août dernier.
Si cette posture exclusive peut se comprendre pour les non-initiés et autres profanes, elle est très mal perçue par les analystes politiques et autres observateurs avertis qui ont classé la réaction du 4ème vice président de l’Assemblée dans le lot de ‘’l’hypermimie’’.
En effet, Geoffroy Foumboula semble ne pas comprendre la vision des nouvelles autorités de la transition. Le président de cette entité a pourtant était clair lors de ses rencontres avec les forces vives de la nation. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, « durant la période de transition, il n’y aura, ni majorité, ni opposition. Il y aura que les gabonais ». Cette précision à elle seule devrait recadrer les partisans de l’exclusion qui veulent instaurer un climat de méfiance avec en arrière plan les règlements de comptes.
En venant publiquement fustiger la requête du président de l’Assemblée nationale de transition dont il est le 4ème vice président, Foumboula Likeba veut envoyer quel message à l’opinion ? En traitant tous les cadres du PDG de persona non gratta, quel rapport compte-t-il entretenir avec le président de cette institution, haut cadre du P.D.G ?
Pour un politologue qui a requis l’anonymat, « La période et la situation actuelle imposent un certain recul dans l’analyse des faits. Il faut éviter les aprioris et des préjugés. Le pays sort d’un régime cinquantenaire. On ne le reconstruira pas en se regardant en chien de faïence, ou en indexant continuellement les autres. Laissons le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions implémenter son programme et accompagnons le processus avec patriotisme. Ce n’est que de cette manière que l’on sortira de l’auberge». A-t-il conclu.
En somme, l’heure n’est plus à la distraction. Chercher à séduire une opinion en se servant de l’épouvantail du P.D.G est contre-productif. Faire croire que les cadres du PDG n’ont pas droit de cité insinue en filigrane que ceux qui leur font appel se sont trompés. Ce qui n’est pas le cas, puisque dans la tête du CRTI, il n’y a ni majorité, ni opposition. Il y a que les Gabonais. Ce sont ces gabonais qui devraient travailler pour la restauration des institutions. Au parlement par exemple, les débats ne se feront plus en termes de majorité contre opposition. Les députés n’auront plus la peur des représailles pour voter contre une loi imposée par l’exécutif.
Le parlement a besoin de travailler en toute sérénité. Le Président de la transition sait qui il nomme et pourquoi. Vouloir critiquer ces choix ou lui imposer la ligne de conduite, c’est tout simplement chercher à être plus royaliste que le roi.