
Le président de l’Assemblée nationale était ce mercredi 26 avril face aux Vénérables Sénateurs pour expliquer les motifs de la proposition de loi sur la parité homme-femme au Gabon. Un exercice auquel il s’était déjà soumis devant ses collègues de l’Assemblée nationale.
Lors de son exposé de motifs, le Président de l’Assemblée nationale, initiateur de cette proposition de loi a indiqué, à propos de ce texte qui comporte 9 articles, qu’il vise à remédier à « l’inégale représentation des femmes » dans les cercles décisionnels et politiques, dans la droite ligne du quota légal de 30% fixé par le président Ali Bongo Ondimba, à travers la loi n°9/2016 du 5 septembre 2016. Ceci, en plus des mécanismes instaurés par le chef de l’État comme la décennie de la femme (2015-2025), et un ministère chargé des droits de la Femme.
La proposition de loi vise ainsi à « soutenir l’offre sociopolitique du chef de l’État et son épouse »; « réunir les conditions d’application de la loi sur les quotas légalement octroyés aux femmes et aux jeunes« ; « s’arrimer aux standards internationaux » ; ou encore, « favoriser l’épanouissement et l’implication de la femme gabonaise au processus démocratique« , a précisé le Président de l’Assemblée nationale.

L’honorable Faustin Boukoubi a rappelé, pour le déplorer, que seulement 13% des mairies sont contrôlées par les femmes au Gabon, et que dans la deux Chambres du Parlement, moins de 20% des sièges sont occupés par des femmes.
Or, a-t-il souligné, « à l’instar d’autres pays du monde, nul n’ignore qu’elles représentent plus de la moitié de la population du Gabon. Les femmes gabonaises, électrices assidues, sont éduquées, cultivées, aptes à représenter leurs concitoyens et à apporter leur contribution au développement de notre pays ». Un peu comme l’ont déjà fait plusieurs autres nations africaines comme le Rwanda, où la représentativité des femmes atteint les 61%, l’Afrique du sud (46%), le Mozambique (42%) ou le Sénégal (44%).

« La représentation des femmes dans notre Parlement n’est pas en adéquation avec la proportion des femmes dans notre pays (…) À cette fin, il est loisible au législateur d’adopter des dispositions revêtant soit un caractère incitatif, soit un caractère contraignant « , a déclaré Faustin Boukoubi. Comme un dernier appel envers ses collègues Sénateurs à adopter la proposition de Loi.
Source: Service Com A N















