
De la gare d’Owendo, une importante délégation composée des responsables du Groupe ERAMET, SETRAG, COMILOG, des Ingénieurs et du ministre Gabonais des Transports ont embarqué dans un train spécial pour Booué, avant de rallier la zone où l’éboulement s’est récemment produit: objectif, se rendre compte de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de la voie ferrée.
Sur le site, plusieurs types d’engins à pieds d’œuvre, sous l’œil vigilant d’ingénieurs et d’autres d’experts rejoints par la délégation venue de Libreville qui a bravé monts et vallées pour rejoindre les lieux. Ce déplacement méritait d’être effectué, compte tenu de l’urgence et de l’importance de la mission à accomplir: mesurer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation débutés le 24 décembre dernier et donner des orientations afin que lesdits travaux soient de qualité.
De loin, l’on pouvait apercevoir l’énorme talus déjà abaissé par les équipes affectées sur le site, et de l’autre côté, le dispositif témoignant de la pose prochaine des rails. Pour Roland Allo Asseko, le Chef du chantier principal, la cadence est bonne: « on a mobilisé un cabinet international pour faire la partie étude qui nous accompagne […] Setrag et Comilog ont mobilisé les équipes techniques et le matériel ôur faire les travaux. Nous sommes en train de faire le terrassement de masse où nous devons degrossir notre talus pour décharger la partie qui a glissé afin de travailler en securité sur la partie de la voie », a t-il confié.

Brice Constant Paillat, le Ministre des Transports a décliné l’objet de présence: « Je suis ici, en respect des exigences de ma charge. Je suis en ces lieux également pour exécuter les hautes instructions du Président de la République. Vous savez que dès qu’est survenu le glissement de terrain qui a emporté les 900 mètres de la voie, le Chef de l’État m’a enjoint à prendre toutes les dispositions possibles, pour mobiliser les moyens et les énergies, afin de rétablir rapidement le trafic ferroviaire: nous sommes donc ici pour constater les travaux qui ont démarré très rapidement dès le 24 décembre ».

Au vu du vaste chantier engagé, il a en plus congratulé les personnel rompu à la tâche, reconnaissant son abnégation: « le travail est collossal les dégats étaient importants donc, je voudrais encourager les équipes à pieds d’oeuvre parce que leur travail n’est pas facile, leur travail est risqué et de jour comme de nuit, ils s’emploient à faire en sorte que les marchandises et les personnes soient transportées entre Franceville et Owendo; je salue leur courage et leur détermination », a ajouté le patron du département des Transports.
Au regard de l’impact de l’accident ayant occasionné les grands travaux engagés, Klebert Sylva, le Directeur Général Adjoint du Groupe Eramet, a lui aussi dit son satisfecit: « on voit que le travail progresse très bien, on voit aussi qu’on stabilise la fissure due à l’éboulement, avant de commencer le travail de la pose de la voie. Je pense que Comilog, Setrag et le gouvernement ont consentis des efforts, et nous voyons déjà le fruit de ces efforts« , a t-il affirmé..

Deux hectares de terres ont été engloutis par cet éboulement, le challenge est rude mais pas impossible, Christian Magni le Directeur Général de la SETRAG « nous rassurons l’opinion nationale en ^tte desquelles les plus hautes autorités par ce qu’on voit sur le terrain les agents de la SETRAG et de la COMILOG qui a mobilisé l’ensemble de ses moyens roulants et les équipes techniques pour nous accompagner pour ce chantier là… nous sommes sur une estimation de trois semaines de travaux et nous avons dejà une semaine bien entammée et donc les deux dernières semaines seront déterminantes pour la reprise du trafic et je serai regulièrement avec les équipes sur le terrain pour suivre létat d’avancement des travaux ».
En attendant la reprise du trafic sur le linaire Owendo-Franceville, pour l’heure, des dispositions ont été prises par la Setrag, afin que des produits petroliers et de premieres nécessité soient acheminés vers les provinces de l’Ogooué Lolo et du Haut-ogooué.
Odile Bille















