La déclaration du 13 février dernier de l’Union pour le Développement et l’Intégration Sociale (UDIS), parti politique dont Hervé Patrick Opiangha est président, a révélé des irrégularités flagrantes, constatées dans procédure judiciaire montée contre leur leader. Des grossiers montages et des manquements graves qui prouvent à suffisance que certains acteurs clefs de la justice ne sont que des simples instruments à la solde. Des actes qui plongent la justice Gabonaise dans la poubelle de l’histoire.

« La Justice élève une nation, alors que l’injustice est la honte du peuple », nous enseigne un passage du livre saint. Les dernières révélations faites lors de la déclaration des militants de l’Udis par la voix de son Secrétaire permanent Amorissani Lays Cynthia ont fini par convaincre les plus sceptiques de ce qui est pourtant une évidence depuis le déclanchement de la cabale contre Hervé Patrick Opiangha.
Des révélations qui démontrent le degré de compromission d’une Justice censée être juste et équitable envers tous. La réalité des faits sur le feuilleton politico-judiciaire contre Opiangha confortent plutôt l’idée répandue que la justice Gabonaise est instrumentalisée, manipulée, où le mensonge et la tromperie régent en maître mot.
Si non, comment comprendre qu’un Procureur de la République puisse mentir publiquement et engager des poursuites judiciaires avec un zèle débordant contre un citoyen sur la base des intentions malveillantes et dans le seul but d’exécuter aveuglément les ordres ? C’est pourtant l’exercice que s’est donné Mr Bruno Obiang Mvé, Procureur de la République, qui avait, le 14 décembre 2024, en plein journal télévisé de 20h sur une chaîne publique, déclaré avoir été saisi par une plainte le 14 novembre, introduite par dame B.L, ex compagne de HPO pour viol et inceste sur leur fille commune O.M.E. Selon lui, c’est donc sur la base de cette plainte qu’une enquête a été ouverte contre Opiangha. En faisant cette déclaration, le Maître des poursuites ne savait pas que la vérité allait jaillir en plein pour montrer le caractère mensonger de ses déclarations.

C’est ce que révèle le procès verbal d’Huissier de justice. En effet, sollicité par Hervé Patrick Opiangha aux fins de vérifier la date à laquelle la plainte de Mme Biloghe Lucie a été déposée, Maitre Robert Ntchorere O. huissier de justice près des juridictions de Libreville s’est rendu au Tribunal de Libreville pour consulter le registre du parquet. Il ressort selon le procès verbal dressé par l’Huissier que : « La plainte enregistrée sur le numéro 0663/24-25 a été déposée le 25 novembre 2024 par Madame Biloghe Lucie. Transmis à la Direction des affaires criminelles, mœurs sous PV numéro 24/3740 du 27 novembre 2024 pour viol sur mineur et inceste. Les faits se seraient déroulés en 2006….,In fine, la plainte de Mme Biloghe Lucie contre Sieur Hervé Patrick Opiangha a été déposé le 25 novembre 2024 au lieu du 14 novembre 2024 », peut-on lire sur le procès verbal. Si l’on retrouve la trace quoique à posteriori de la plainte de Dame Biloghe Lucie, aucune trace de celle de Roland Obame, père géniteur de la présumée victime.

Le rapport de l’huissier montre clairement que la plainte de Dame Biloghe Lucie a été déposée 11 jours après la date indiquée par le procureur. Ce qui constitue selon certains juristes un faux et usage de faux de la part du procureur de la République. L’on est en droit de s’interroger sur les motivations qui animaient le Procureur à se donner à cette pratique indigne de sa fonction de ses prérogatives et de son serment. Par quelle alchimie Bruno Obiang Mvé a engagé des poursuites judiciaires 11 jours avant même le dépôt de la plainte ? S’interrogent certains observateurs.
Pour l’Union pour le Développement et l’Intégration Sociale, l’acharnement dont est victime leur président est né le 14 novembre, jour où leur leader a pris officiellement position pour la consultation référendaire, en prenant position pour le NON. Et de s’interroger, « Qui peut croire que, c’est par un extraordinaire concours de circonstances que, ce même jeudi 14 novembre 2024, les dérives judiciaires allaient débuter contre la personne d’Hervé Patrick OPIANGAH » ?

En voulant régler des comptes politiques à Hervé Patrick Opiangha, la justice Gabonaise s’est fourvoyée à travers le Procureur de la République, Maître des poursuites et chef des officiers de police judiciaire, qui ont commis des exactions diverses sur les proches d’Hervé Patrick Opiangha en toutes illégalité. « Pour couvrir et justifier toute la traque, toute la violence, tous les actes répréhensibles d’abus de pouvoir commis les 20, 21, 22, 23, 24, 25 novembre 2024. Oui, vous avez bien entendu, le Parquet de la République a agi du 20 au 25 novembre 2024, sans aucune plainte effectivement constituée, en toute illégalité, donc en parfaite iniquité », a déclaré le Secrétaire permanent de l’UDIS, non sans rappeler les multiples bévues commises par les représentants de la loi durant cette période.

Maintenant que la forfaiture est mise à nue, la dignité d’Hervé Patrick Opiangha doit être restaurée. Les garanties sur sa sécurité pour son retour à la vie publique doivent aussi être assurées. D’où le cri d’alarme de ses militants et sympathisants : « Nous prenons par conséquent à témoin la communauté nationale et internationale de l’urgente nécessité que notre président regagne la terre de ses ancêtres où entre autres plus de 5000 âmes en peine, du fait de la fermeture de ses entreprises, n’attendent que son retour ». Avertissant au passage qu’ « Au regard de la gravité des faits, l’UDIS se réserve le droit d’initier toutes procédures que nous jugerons pertinentes afin de poursuivre en justice : les faussaires de la République, les violeurs de serment, les coupables flagrants de cet inceste manifeste et impudent entre la Justice et le Politique ».
M.A.















