Le week-end dernier, l’arène politique nationale a de nouveau connu une effervescence des états-majors politiques sur toute l’étendue du pays. L’élection référendaire à venir en est la raison principale de ce branle-bas de combat partout. À Libreville, dans le quartier Glass, dans le 4e arrondissement, s’est tenu samedi 26 octobre le deuxième conseil national de l’Union nationale (UN). Au cours de ce conclave, le Parti de Paulette Missambo a officiellement fait connaître sa position à cette élection qui cristallise toutes les attentions.

Au cours de leurs travaux qui ont connu une grande participation des membres du bureau et autres militants, c’est le projet de constitution qui a été soumis à de longues heures de réflexion. On a phosphoré fort dans le lieu retenu pour ces assises. Il fallait pour les participants passer au peigne fin, si ce n’est au scanner, ledit projet de constitution. Pour les participants, il fallait faire une lecture studieuse et non en diagonale. Car, il en va pour ce Gabon nouveau que tout le monde rêve après le « coup de libération » du CTRI.
De ce qu’il en ressort, par la voix de la présidente intérimaire, dame Jeanine Taty Koumba, a déclaré qu’une fois que ce projet de constitution aura eu l’assentiment du peuple, lors du référendum annoncé pour le 16 novembre prochain, qu’ils seront « très attentifs à l’adoption de certaines lois organiques, notamment celles relatives à l’élection du président de la République et aux cas d’empêchement, celle fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle, celle portant organisation de la justice, celle relative au statut des magistrats ou celle se rapportant à la nomination à certains emplois supérieurs de l’Etat. De même, nous allons particulièrement suivre le processus d’élaboration et d’adoption des lois relatives aux partis politiques, aux associations, aux réunions publiques, à la communication, aux élections politiques et aux élections locales. » Et d’ajouter : « L’initiative de la loi appartient, certes, au Gouvernement et au Parlement, mais, en tant que parti organisé, nous avons la possibilité d’exprimer nos idées et suggérer des pistes de réforme. Dans le combat pour la transparence électorale et le respect de la forme républicaine de l’État, nous ne ménagerons aucun effort : nous nous battrons pour repousser au plus loin les limites de ce qui est possible de faire pour privilégier ce qu’il faut faire. » Autrement dit, à l’Union Nationale, on jouera les sentinelles.

Tout en étant toujours aux côtés du CTRI et en rapport avec le scrutin du 16 novembre, dame Jeanine Taty Koumba, au terme de leurs travaux, a exprimé l’assentiment de tous : « (…). Par-dessus tout, il nous revient de contribuer à faire en sorte que ce référendum ouvre un cycle d’élections transparentes, crédibles, sincères et inclusives.
Pour cela, je sais compter sur votre engagement de toujours. Je n’exagère ni ne force le trait quand je dis que, quelque part, le 30 août est aussi notre œuvre. Notre combat pour la transparence électorale et le triomphe de la République est connu de nos compatriotes. Je vous demande de vous mobiliser avec la même foi, les mêmes convictions et les mêmes objectifs. Je vous demande de voter et de faire campagne en faveur du projet de Constitution soumis à la sanction du peuple souverain. En disant cela, je vous invite clairement à voter pour le « OUI ».

Un choix de cœur et de raison qui se justifie par la présence remarquée des membres influents de l’ Union Nationale dans les institutions de la Transition et leur implication dans le processus d’élaboration du projet de constitution qui sera soumis le 16 novembre prochain au vote populaire.
K-Aymard Lelengui















