L’Assemblée nationale de transition ouvre solennellement sa première session ce lundi 30 novembre 2023 à l’hémicycle du Palais Léon Mba. Occasion très attendue par l’opinion aussi bien nationale qu’international pour découvrir la feuille de route que devrait décliner le président de cette institution transitoire Jean François Ndongou du haut de son perchoir.

Après quelques tergiversations liées aux requêtes introduites par certains citoyens auprès de la Cour Constitutionnelle en vue d’invalider la composition du Parlement de transition, recours jugés irrecevables par la gardienne des lois, l’Assemblée nationale de transition va enfin commencer officiellement ses activités. Ce, à l’occasion de l’ouverture de la session qui se déroule ce lundi, au palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale. Parmi les invités attendus, le Premier ministre et son gouvernement, la président du Sénat de transition, le président de la Cour Constitutionnelle de transition, les autorités administratives et indépendantes, les anciens présidents de l’Assemblée nationale, les représentants des corps diplomatiques et le public désireux d’y assister.
Nommé à la tête de cette institution le 11 septembre 2023 par le président de la Transition, chef de l’Etat, Jean François Ndongou qui dirige cette assemblée de 98 membres devrait prendre la parole pour présenter la feuille de route de cette institution transitoire. Cette allocution est très attendue d’autant plus que, même si les missions de cette Assemblée de transition semblent traditionnelles, le contexte et sa composition restent exceptionnels. Composée des acteurs politiques, des membres de société dite civile et une poignée des membres des forces de défense et de sécurité, ces députés sont le choix des autorités du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).
L’adresse du président de l’Assemblée nationale Jean François Ndongou devrait donc lever les zones d’ombres et rassurer les uns et les autres sur les principales missions de cette institution, pilier des prochaines réformes qui conduiront à une véritable restauration des institutions.

Pour cette mandature de la transition, l’Assemblée nationale n’aura aucune coloration politique. Ce qui sous-entend l’absence des groupes parlementaires. Ce qui augure une certaine sérénité dans les discutions à venir, car elles seont dépouillées des pressions politiques souvent sources des votes automatiques et contre productifs.
L’ouverture de cette mandature de l’Assemblée nationale de transition se passe après le maintien du Gabon à l’Assemblée de l’Union Inter-Parlementaire (UIP) dont les travaux se sont achevés vendredi dernier à Luanda en Angola. Travaux accours desquels Jean Francois Ndongou a présenté un exposé sur la situation du Gabon. Un exposé qui a fini par convaincre plus d’un que le Gabon a plutôt subi un « Coup de libérté », et que les premiers signes de la transitions augurent un retour normal des institutions.
Achille Essono.















