Au terme de deux mois d’intenses activités liées à la lutte contre les cancers féminins (Octobre Rose) et masculins (Novembre Bleu), la cérémonie officielle de clôture de ces campagnes a eu lieu ce 05 décembre 2025 à l’amphithéâtre de l’université des Sciences de la Santé. Si le bilan de ces deux mois d’attaque contre les cancers démontre un engouement manifeste aussi bien chez les femmes que les hommes, l’invite solennelle a été celle de ‘’faire du dépistage une routine’’, pour une meilleure prise en charge rapide en cas de suspicion. Un fin de campagne qui a coïncidé avec la célébration en différée de la première journée mondiale pour l’élimination du cancer du col de l’utérus.

En présence du président de la Cour Constitutionnelle Dieudonné Aba’a Owono, parrain de la 6ème édition de Novembre Bleu, qui était entouré de la Présidente du Sénat, de la présidente du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel, aux côtés des membres du gouvernement, de la gouverneur de la province de l’Estuaire, de la représentante de la Première Dame, des partenaires au développement, des responsables des projets de lutte contre les cancers et des personnalités du corps médical et de nombreux étudiants, la cérémonie de clôture d’Octobre Rose et de Novembre a été l’occasion de dresser les bilans, de relever les insuffisances, de faire des propositions pour réduire considérablement les cas de cancers, à défaut de les enrayer totalement d’ici 2030.

Concernant les bilans, ils ont démontré un fort engouement aussi bien pour Octobre Rose que Novembre Bleu.
Pour Octobre Rose, selon le Docteur Ambounda, en 2025, près de 8674 dépistages ont été effectués pour le col de l’utérus, avec 222 cas suspects et 6 cas avérés de cancers, alors que pour le cancer du sein, 5680 dépistages ont été réalisés pour 156 cas suspects et 116 cas avérés.
Pour le Novembre Bleu,, le bilan présenté par le Dr Ndang Ngou Steevy révèle 2392 volontaires se sont fait dépistés avec près de 128 cas suspects, soit 5,4 % des dépistages.
Des chiffres qui ne sont pas de nature a rassurer. D’où l’appel à une sensibilisation accrue et au dépistage systématique.
L’engouement observé durant ces deux campagnes se heurte malheureusement à certaines pesanteurs qui ne permettent pas une meilleure prise en charge des cas suspects. Un laboratoire d’analyse dépourvu de matériels, praticiens qualifiés insuffisants, la non couverture de la prise en charge dans tous le pays, ce qui entraîne une certaine négligence des cas enregistrés dans l’arrière pays,
Toutefois, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a démontré le rôle combien de fois important qu’elle joue à travers la prise en charge des patients atteints du cancer. Une prise en charge qui oscille entre 50% et 100%, avec une gratuite totale des consultations, examens et produits pharmaceutiques durant les mois de sensibilisation.

Avant que la représentante de la première Dame, Marraine d’Octobre Rose, ne viennent clore les campagnes contre les cancers de 2025, le ministre des Affaires Sociales et de la Solidarité, qui assure l’intérim du ministre de la Santé a salué la détermination de tous les acteurs, personnel médical, médias, organisations non gouvernementale, les partenaires au développement à mener des campagnes de masse contre le cancers féminins et masculins. Nadine Nathalie Awanang ép. Anato, a rappelé que, ‘’face au cancer, la prévention est là première arme, car il vaut toujours mieux prévenir que guérir’’. D’où son appel à une prise de conscience tous. Non sans réaffirmer l’engagement du gouvernement à , »rendre les examens de dépistage accessibles et réguliers, à combattre la stigmatisation qui entoure encore ces maladies, à soutenir les malades et leurs familles dans la dignité, et à œuvrer ensemble pour éliminer le cancer du col de l’utérus d’ici 2030, objectif fixé par l’OMS ».

Dans le message clôture de la première Dame, porté par sa représentante, Zita Oligui Nguema a rappelé l’importance cruciale des dépistages précoces. Compte tenu de la présence des centres de dépistage gratuits à travers le territoire, la fondatrice de la »Fondation ma Bannière » a invité toutes les femme à se faire dépister et à faire du dépistage une routine à leur date anniversaire afin d’éliminer le cancer du col de l’utérus et le celui du sein d’ici 2030.
Pour encourager des formations dans le domaine de la prise en charge des cas de cancer et augmenter substantiellement le nombre de spécialistes, notamment en Oncologie, la présidente de la Fondation ma Bannière a annoncé la mise en place des bourses d’études médicales. Elle a encouragé au passage d’autres partenaires aussi nationaux qu’internationaux à ‘’suivre ce chemin pour une meilleure prise en charge des patients’’.


Le parrain de la 6ème édition de Novembre Bleu, Dieudonné Aba’a Owono qui avait souhaité que la lutte contre le cancer ne soit pas une affaire du mois de novembre seulement n’est pas venu les mains vides. Il a remis d’importants dons de matériel médical, aussi bien pour le dépistage que pour les examens, à l’Institut Gahouma, et au Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo.
Des campagnes de sensibilisation qui s’achèvent avec l’espoir qu’en 2026, les chiffres encore considérablement élevés seront revus à la baisse. La lutte contre les cancers aussi bien féminins que masculins n’est pas une affaire du mois, mais d’une surveillance continue. Car plus tôt le cancer est détecté, plus y a les chances de guérison.
Par Timothée BAZ












