C’est le cris d’alarme lancé par les Avocats d’Hervé Patrick Opiangah pour réclamer la restitution des objets de valeurs et les numéraires emportés lors des perquisitions effectuées dans ses domiciles lors de l’enquête préliminaire ordonnée par le Procureur de la République près du Tribunal de Libreville sur une prétendue affaire de mœurs où il n’y a, ni plaignant légitime, ni preuves.

Les avocats du patron d’industrie et homme politique HPO sont montés au créneau ce 14 novembre 2025 pour exiger du Parquet de la République du Tribunal de Libreville la restitution pure et simple des objets composés d’un écran de télévision, des montres et des bijoux d’une valeur estimée à 900.000.000 FCFA, d’un coffre fort contenant près de 200.000.000 FCFA en numéraires étrangères et locales, et de trois passeports. Ces objets ont été emportés lors d’une perquisition des domiciles d’Hervé Patrick Opiangah que les avocats ont qualifiée d’illégale, car n’obéissant pas à loi en vigueur pour ce qui concerne ce genre d’opération, surtout en matière d’enquête préliminaire.
Selon Maître Paulette Oyane Ondo, qui était accompagnée de ses confrères, notamment Maître Mba Ondo et Moussavou Carole, ‘’La perquisition obéit à des règles strictes en matière d’enquête préliminaire. D’abord il faut un mandat clair qui détermine l’objet de la perquisition, ensuite, il faut la présence du mise en cause qui doit être consentent, un procès verbal avec la liste des objets saisis, les noms et les signatures de tous ceux qui étaient sur le lieu de la perquisition’’ a indiqué Maître Oyane Ondo, avant d’ajouter qu’au terme de cette procédure, les objets saisis sont mis sous scellés par le Procureur de la République et transmis chez le magistrat instructeur en charge du dossier.
Une perquisition illégale
Or, selon toujours les avocats, il est bien établi que lors de la descente musclée des forces de défense et de sécurité, voilée en une perquisition dans les domiciles et bureaux d’Hervé Patrick Opiangah, les officiers de police judiciaire commis à la tâche n’avait aucun mandat. Mieux, l’opération s’est déroulé en absence du propriétaire des lieux, aucun procès verbal n’a été dressé à la suite des saisies effectuées. Pire, toutes ces saisies n’ont pas fait l’objet des scellés et n’ont jamais été transmis au juge d’instruction. D’où l’interrogation des Avocats : Où sont les biens saisis chez Hervé Patrick Opiangah ?

D’autant plus que la requête de restitution des scellés, introduite par Maître Moussavou Carole auprès du magistrat instructeur a été rejeté le 13 août 2025. Le juge d’instruction dans ce rejet déclare qu’il n’a jamais reçu des scellés venant du parquet sur ce dossier. Juste une simple quittance du Trésor public.
Face à la presse nationale et internationale, les avocats se sont en outre interrogés sur l’objectif de perquisition et surtout le lien de causalité entre le prétendu motif de poursuite et les biens récupérés. ‘’En quoi une montre constitue-t-il un élément de preuve dans une affaire de viol présumé ? Qu’est ce que le coffre fort avait à y voir dans une prétendue affaire de mœurs’’ s’est interrogé Maître Mba Ondo, pour qui, les saisies n’ont aucun lien de causalité avec les faits reprochés à leur client.
À ce qui s’apparente comme un braquage officiel des biens d’Hervé Patrick Opiangah par la force publique, étant donné que la perquisition n’avait aucun sceau légal et que les objets récupérés n’ont pas été mis sous scellés et transmis au destinataire légal, les Avocats ont exigé du parquet de la République, la restitution sans conditions de ces objets, biens et argent qui n’ont rien à voir avec la procédure qui est pendante devant le juge d’instruction. Faute de quoi l’imagination fertile publique déduira qu’il y a une main noire qui commande le Procureur de la République à confisquer abusivement les biens appartenant à Hervé Patrick Opiangah. Ce qui ne saurait se justifier dans un État de droit.
Par Espoir Thérésa













