En se donnant négativement en spectacle sur une chaîne de télévision pour venir « enfoncer » Hervé Patrick Opiangha dans le feuilleton politico-judiciaire monté contre lui, Lucie Biloghe a certainement eu une courte mémoire qui l’a fait oublier qu’elle s’était déjà prononcée devant un Officier de police judiciaire dans le cadre de cette affaire de mœurs. Disant tout le contraire de ce qu’elle a déclaré devant la caméra. Un déni de vérité qui démontre la manipulation qui entoure ce dossier et qui devrait mettre la justice devant le fait accompli.

»Une même source qui fait jaillir deux eaux de goûts différents », c’est le miracle que l’ex compagne d’Hervé Patrick Opiangha, Lucie Biloghe vient de réaliser. En moins de quatre mois, elle est passée d’un démenti formel des accusations portées à l’endroit de celui qu’elle appelait à cette période, « mon mari», à un témoignage de confirmation de ces faits.
En effet, le 18 octobre 2024, au cours d’une audition devant un capitaine de police de la Sûreté Urbaine de Lambaréné, dame Biloghe Lucie avait été entendue sur procès verbal dans l’affaire opposant Hervé Patrick Opiangha à Roland Obame, portant effectivement sur la plainte pour diffamation et allégations mensongères.
Ce jour là, sans un pistolet sous la tempe, Lucie Biloghe avait déclaré « Je suis la mère de Elisabeth Menghe Opiangha. Elle est née le 02/04/1991 à Lambaréné à l’Hopital Schweizer » a-t-il déclaré devant l’OPJ, avant de préciser que : « j’étais très jeune fille, âgée de 15 an, j’ai eu une seule fois une relation sexuelle avec monsieur Obame Roland. Ensuite, on ne s’est plus revu. J’ai été étonnée d’être enceinte car je l’ai su lorsque j’ai eu un malaise et les médecins m’ont fait comprendre que j’avais une grossesse de sept mois. Tout de suite j’ai compris que cette grossesse était de monsieur Obame Roland. Vu qu’il était le seul à avoir eu une relation sexuelle avec moi » s’est-elle souvenue comme si c’était hier.
Devant l’enquêteur, elle relate la suite de l’histoire d’une grossesse précoce. « Vu cela, mes parents sont allés voir les parents de monsieur Obame Roland. Ils nous ont fait comprendre qu’il ne résidait plus à son domicile sis à Adouma à Lambaréné. J’ai perdu tous contacts avec lui et avec sa famille. Alors je me suis occupée de ma fille toute seule », affirme t’elle.
Huit ans après, elle raconte. « A l’âge de huit ans, ma fille est allée rester chez ma petite sœur à Belle-Vue 2 à Libreville. C’est à ce moment que monsieur Obame Roland surgit et réclame l’enfant. Alors, mon frère, qui était son ami a remis l’enfant à monsieur Obame qui lui est allé la déposer à Awendjé chez sa cousine Sandrine. N’étant pas au courant de ces manœuvres entre mon frère et monsieur Obame, je l’ai laissé terminer l’année scolaire Puis je l’ai ramené à la maison familiale de Belle-Vue 2 ».

Début d’une nouvelle aventure.
« A l’age de onze ans, je l’ai amené à mon domicile conjugal chez mon mari, monsieur Hervé Patrick Opiangha. Lorsque Elisabeth Meghe est née c’est mon grand frère nommé Serge Nguie qui l’a reconnu. C’est son nom qui figurait sur la partie écrite père. Ensuite, en rencontrant monsieur Hervé Patrick Opiangha, mon frère a signé une procuration afin que mon mari soit à la place de mon frère, d’où vient ce nom Opiangha » peut-on lire sur le procès verbal que notre rédaction a pu consulter.
Rentrant de le vif du sujet, Lucie Biloghe déclare après : « ma fille n’a jamais eu de relation sexuelle avec monsieur Hervé Patrick Opiangha. Ce sont les dires des parents d’Obame et les collaborateurs de mon mari dans le but de nuire mon mari. Nous avons toujours vécu elle et moi, ses sœurs filles Hervé Patrick Opiangha, comme elle, de telles choses ne sont ne se sont pas produites. Je ne sais pas pourquoi monsieur Obame se comporte de la sorte en faisant des vidéos déclarant que mon mari a des rapports sexuels avec ma fille. Monsieur Obame n’a jamais connu ma vie et celle de ma fille, encore moins celle de mon foyer » a-t-elle déclaré. Précisant au passage que « ma fille Elisabeth n’a jamais enfanté. Selon nos discussions, elle n’a pas encore trouvé l’homme idéal ».

Revenant sur la fugue prétendue d’Elisabeth Mengue Opiangha pour échapper à la maltraitance sexuelle qu’elle subissait dans la maison, Lucie Biloghe, sa mère tranche au cours de cette audition. « lors de ses vingt ans Elisabeth sortait avec un jeune homme nommé Dani Mboumbou. C’est avec ce dernier qu’ils ont fugué en essayant d’aller sur Tchibanga. En constatant l’absence de cette dernière à mon domicile, j’ai été obligée de casser la porte de sa chambre et j’ai trouvé une lettre d’elle me disant de ne pas la chercher. Je me suis renseignée auprès de ses petits frères et ils m’ont fait comprendre qu’elle partait sur Tchibanga avec son petit ami » s’est elle expliquée. « De suite, j’ai pris la route accompagnée de mon défunt petit frère militaire et de mon garde corps. J’ai pu la retrouver à l’hôtel Izigo à Lambaréné. J’ai discuté avec elle et j’ai pu la convaincre de venir avec moi et cela sans forcer, et s’est embarquée » ajoute-t-elle, en précisant, « Il n’était nullement question ce jour là de viol de la part de mon mari comme monsieur Obame le dit dans ses déclarations. C’était des caprices de jeune fille qui voulait passer du temps avec son petit ami aisément »
Cette audition qui a commencé à neuf heures six minutes, s’est achevée dix heures quarante huit minutes. Après être lu par Lucie Biloghe qui a signé le procès verbal en toute connaissance de cause, alors qu’Hervé Patrick Opiangha n’était même plus dans le gouvernement de Transition.
À la lecture de ces déclarations l’on pourrait se poser la question de savoir si c’est la même personne qui est passée à la télévision pour des mêmes faits. La justice a donc là une occasion de rabattre ses cartes en se prononçant définitivement sur cette affaire qui n’est qu’une somme des grossiers montages et viles manipulations.
Nous y reviendrons
La rédaction













