Libreville abrite depuis ce 20 janvier, le premier Atelier régional sur les produits cosmétiques éclaircissants de la peau contenant du mercure, sous le thème ‘’produits éclaircissants pour la peau, une préoccupation de santé publique en Afrique’’. Le ton des allocutions et les thèmes abordés démontrent la volonté des différents gouvernements à éradiquer la pollution du mercure, classé parmi les dix éléments chimiques dangereux et polluants par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Politiques, partenaires au développement, experts venus de nombreux pays d’Afrique et d’ailleurs ont respecté le rendez-vous de Libreville pour plancher sur l’épineux problème lié à l’utilisation des produits cosmétiques éclaircissants contenant du mercure. Un phénomène de dépigmentation de la peau qui prospère en Afrique, avec des conséquences néfastes aussi sur l’organisme que sur l’environnement.
A l’ouverture des travaux, le Ministre de la Santé, hôte de l’évènement a situé les enjeux de la rencontre de Libreville. « Je suis persuadé que cette conférence marque un tournant important dans la mise en œuvre de la Déclaration de Libreville sur la santé et l’environnement en Afrique, fruit de notre bonne collaboration avec le Programme des Nations unies pour la Santé (PNUE), et l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) » a déclaré le Professeur Adrien Mougougou.

Étant un sujet d’actualité et qui touche une grande partie des consommateurs qui ignorent les conséquences néfastes de ces produits sur l’organisme humain, le mercure reste le principal élément dangereux contenu dans les produits cosmétiques éclaircissants qui peut avoir des effets toxiques sur les systèmes nerveux, digestif et immunitaire. L’exposition au mercure peut aussi provoquer des troubles neurologiques et comportementaux, avec des tremblements, l’insomnie, la perte de mémoire, les effets neuromusculaires, les maux de tête et les dysfonctionnements moteurs et cognitifs. D’où l’invite du Professeur Adrien Mougougou « il s’agit donc d’un problème de santé auquel nos gouvernements doivent faire face en plus des autres problèmes de santé. Il y a donc urgence à agir en cohérence avec la Convention de Ninamata avec le mercure dont l’objectif est de protéger la santé contre les rejets anthropiques » a-t-il déclaré.

Les attentes de cet atelier régional sur un phénomène sociétal sont énormes avec en prime une sensibilisation des dangers liés à l’utilisation de ces produits pour une véritable prise de conscience. Ce sera le défi à relever par les gouvernements et les sociétés civiles. Et c’est là, tout le sens de l’exhortation du Ministre Adrien Mougougou qui appelle à définir les politiques de lutte adaptées à nos réalités pour vaincre ce fléau.
Petit Christ O













