L’association BUNTU a officiellement lancé ses activités ce 12 octobre 2024 à la Chambre de Commerce de Libreville devant un parterre d’invités dont Mme Marielle Raphalie Meli, Présidente de l’association JOY & SUPPORTS Cameroun. Occasion pour sa présidente, Mme Marinette Engongha epse Mvé Ebang de décliner la vision de cette association caritative, apolitique et à but non lucratif qui œuvre à ‘’donner le sourire à ceux qui en ont plus besoin’’

En existence depuis trois ans, l’association BUNTU qui signifie dans une langue locale ‘’l’amour du prochain’’ s’est fixé pour objectifs principaux, d’écouter, d’assister, d’aider et de soutenir. Et pour être efficace dans leurs actions, l’association s’est donnée ces trois ans pour faire l’état de lieu sur les personnes vulnérables, des enfants abandonnés, des jeunes filles mères et des personnes de 3ème âge. Pour Marinette Engongha, « Nous avons sillonné durant trois ans, à l’abri des caméras, de nombreux quartiers de Libreville pour toucher du doigt les réalités de la misère. Ce travail silencieux nous a permis de constater les personnes du 3ème âge isolées depuis des années à l’hôpital psychiatrique de Melen, des jeunes filles-mères en grande difficulté, des femmes battues, les enfants qui n’ont pour seul espoir que la décharge de Mindoubé pour se nourrir » a indiqué la présidente, avant de faire comprendre à son auditoire que « cette situation considérée par certains comme un mythe, est pourtant une réalité ».

« Face à cette triste réalité, nous avons apporté chaleur et assistance aux orphelins et enfants abandonnés à leur triste sort, lorsqu’ils n’ont pas eu la chance de trouver une place dans un orphelinat ou une maison d’accueil de fortune » a rappelé la première responsable de BUNTU.
Une situation alarmante qui a amené les membres de l’association BUNTU à faire des propositions de solution pérenne à caractère social et humain pour ces enfants abandonnés à eux-mêmes. Ainsi, d’un ton grave, Marinette Engongha a lancé le cri d’alarme qu’on peut désormais considéré comme ‘’l’appel de BUNTU pour l’enfant errant’’. « Dans un élan de générosité et un esprit solidarité, faisons en sorte qu’aucun enfant ne grandisse dans la rue, dans un orphelinat encore moins dans un centre d’accueil », a lancé la présidente de BUNTU, par ailleurs Présidente du Réseau Africain des femmes protectrices de la vie. D’où le thème ‘’ un enfant, une famille’’ qui a constitué la trame des débats.
L’objectif de cet appel selon les responsables de l’association « étant de mettre chaque enfant sous une couverture affective familiale en lui donnant un nom et une famille » a expliqué la présidente qui, au regard de la rigidité des conditions d’adoption, a invité les plus Hautes autorités du pays à assoupir ces règles en vue de faciliter l’immersion de ces enfants dans les familles.

Tout en saluant l’action de la Première dame Zita Oligui Nguema qui travaille sans relâche pour la prise en charge des personnes en détresse et la lutte contre la pauvreté, Marinette Engongha a sollicité les autorités de la Transition, en tête desquelles le Président Brice Clotaire Oligui Nguema pour « améliorer les conditions de vie des personnes vulnérables et encourager l’adoption des textes législatifs et réglementaires susceptibles d’assoupir les dispositions relatives à l’adoption ».
Pour coller à l’actualité du mois d’octobre, dédié à la lutte contre les cancers féminins, la présidente de BUNTU a exhorté les femmes à se faire dépister. Une collecte de sang pour des besoins sociaux a été organisée pour la circonstance afin de donner le sourire à ceux qui en ont plus besoin.
La sortie officielle de l’association BUNTU qui vient enrichir le microcosme associatif suscite espoir auprès des différentes couches défavorisées en général et les enfants abandonnés en particulier. Les autorités prêteront-elles une oreille attentive à cette proposition ‘’d’un enfant, une famille’’ qui peut ouvrir des multiples opportunités à ces enfants ? Aux autorités de répondre.
Par Petit Christ O













