Le Premier ministre de la Transition, Chef du gouvernement Raymond Ndong Sima a présidé le vendredi 4 octobre 2024, la cérémonie solennelle de la rentrée académique 2024 a l’auditorium de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique ( l’ENSET). Occasion pour le ministre de l’Enseignement Supérieur de dresser le bilan de l’année écoulée et de présenter les perspectives de cette nouvelle.

En présence du Vice-premier Ministre de la transition Alexandre Barro Chambrier, des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, du corps diplomatique, du corps professoral des universités et des grandes écoles du Gabon et aussi des étudiants de différentes écoles supérieures et des universités du Gabon, la rentrée académique 2024-2025 qui marque le début des activités dans les universités, des grandes écoles et des institutions a tenue toutes ses promesses au regard des allocutions prononcées. Mettant en lumière les défis majeurs du système universitaire gabonais.
« Je suis parfaitement honoré de déclencher cette pratique dont les fondements se trouve dans les rituels académique, hérités des grandes nations qu’elles deviennent désormais chez nous ici au Gabon, la tradition dont ces actuelles et futures tireront la fierté, l’honneur de participer à l’œuvre de construction de notre nation grâce au avoir -faire académique et scientifiques » a déclaré le ministre l’ Enseignement Supérieur, le Professeur Hervé Ndoume Essingone.
Un bilan non exhaustif des actions et réalisations de l’année universitaire 2023-2024, a été dressé par le ministre de tutelle qui a par la suite tracer les perspectives pour l’année qui commence dans la ligne droite de la feuille de route reçue des plus hautes autorités pour faire de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique un facteur de développement socioéconomique qui offre une formation de qualité et inclusive dans les conditions de sécurité pour tous.
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur Hervé Ndoume Essingone a par ailleurs exposé trois défis majeurs auxquels fait face le système universitaire gabonais notamment, l’infrastructure, la gouvernance et la vie étudiante.
Sur le plan infrastructurel, a-t-il expliqué, les établissements souffrent d’infrastructures vétustes. Cette situation est source du stress infrastructurel, lequel se trouve amplifié par un nombre sans cesse croissant d’étudiants notamment les admis aux sessions du BAC et dont le chiffre atteint lors de la session 2024 est de 22308 admis contre une capacité d’accueil de 16215 places dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. « Pour tout dire ce sont aujourd’hui près de 60.000 étudiants dans les établissements privés » a-t-il dévoilé.
L’enjeu, selon le Professeur Ndoume Essingine « est d’accomplir notre mission qui est de former notre jeunesse autour des entreprises attendues par le marché du travail. Pour éradiquer ce problème de surpopulation estudiantin, le Président de la Transition, le général de brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a octroyé récemment une enveloppe de 13 milliards de FCFA pour réhabiliter certaines infrastructures et de construire de nouveaux amphithéâtres et salles de classes à travers le pays. Cette enveloppe permettra la réhabilitation intégrale de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) et de ses résidences universitaires ; de lancer la construction des nouveaux amphithéâtres et salles de classe dont les chantiers visibles, sont appelés à s’achever au cours de cette année académique 2024-2025. Plusieurs établissements sont ainsi concernés : l’Université Omar BONGO (UOB), l’Université des Sciences de la Santé (USS), l’Institut National des Sciences de Gestion (INSG), l’Ecole Normale Supérieure (ENS), l’Ecole Normale Supérieure d’Enseignement Technique (ENSET) l’Institut Universitaire des Sciences de l’Organisation (IUSO) ; le CENAREST n’est pas en reste, puisqu’il a bénéficié dans le cadre de cette dotation spéciale, d’une enveloppe pour la construction d’un bâtiment R+1 devant abriter les locaux de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines (IRSH) », a-t-il annoncé.

L’amélioration de la vie estudiantine n’a pas été en reste. Pr Hervé Ndoume Essingone a insisté sur la nécessité de créer un environnement propice à l’épanouissement des étudiants. « Si les infrastructures sont une priorité, il est tout aussi crucial d’améliorer les conditions de vie et d’étude pour permettre aux jeunes d’acquérir les compétences nécessaires à leur future insertion professionnelle. L’enjeu est de former notre jeunesse autour des compétences attendues par le marché du travail», a-t-il déclaré.
Pour coller à la tradition universitaire, le professeur Jean Jacques Ekomie, Recteur de l’Université Omar Bongo a dispensé une leçon inaugurale intitulée « L’Université gabonaise face aux défis de l’employabilité et de l’innovation»
Un exposé qui a mis en exergue ll’importance pour les universités de répondre aux exigences du marché de l’emploi tout en intégrant les innovations nécessaires à leur évolution. Le Pr Ekomie a souligné que les universités doivent se réinventer pour former une jeunesse capable de relever les défis de demain.
Suite aux recommandations des Assises sur le LMD que le Premier ministre Raymond Ndong Sima a présidé en Mars 2024 et de la Conférence des Recteurs, le calendrier académique est désormais structuré autour des bornes suivantes : Une année académique subdivisée en deux périodes :
-une grande période (grande saison) ou période régulière et une petite période (petite saison) ou période de rattrapage.
Chaque période est divisée en 2 semestres.
Ainsi la période régulière court de septembre à avril, avec 2 semestres (septembre novembre et décembre), puis (janvier). Avec au programme des cours, TP, TD, soutenances, stages, contrôle, examen…
Tandis que la période de rattrapage court de mai à juillet. Avec au programme des cours, TP, TD, Soutenances, stages, contrôle, examen…de rattrapage pour les UE non validés durant la période régulière…
« Les Universités et Grandes Ecoles doivent ainsi fermer durant tout le mois d’Aout et j’ajoute les campus universitaires également pour assurer durant les vacances l’entretien nécessaire », a conclu le Ministre de l’enseignement supérieur le professeur Hervé Ndoume Essingone.
Notons que Plusieurs enseignants d’universités et grandes écoles et institutions de recherches ont été honorés lors de cette cérémonie solennelle académique. Des attestations de reconnaissance ont été remises aux professeurs inscrits au Cames pour la session 2024, ainsi que des distinctions de mérite universitaire à d’autres enseignants, en reconnaissance de leur contribution à l’excellence académique.
Par Roselyne Geneviève BEKALE ONDO.













