A la veille de la rentrée universitaire, le Syndicat National de l’ Enseignement Supérieur et de la Recherche a tenu un point de presse mardi 09 juillet 2024 dernier à l’ Université Omar Bongo au cours duquel les enseignants chercheurs ont révélé les défis qui compromettent le bon fonctionnement de ce temple du savoir tout en appelant à l’application des mesures concrètes afin de ramener la sérénité pour éviter un début tumultueux des activités universitaires.

Au cours de cette rencontre avec les médias, Mathurin Ovono Ese, président du SNEC-UOB a fait le point sur la situation actuelle de cette université gabonaise tout en exigeant l’ application urgente des recommandations du Dialogue National Inclusif tenu récemment a Libreville qui tarde a prendre forme.Occasion pour lui de dénoncer de nombreux manquements enregistrés au sein de l’université notamment : la précarité administrative.qui nécessité des réformes urgentes qui restent d’ailleurs l’un des principaux points de revendications du corps enseignant qu’ils réclament depuis plusieurs mois une loi fixant leur statut particulier garantissant une meilleure prise en compte de leur carrière, ce qui éviterait les retards de reclassement.

Le SNEC-UOB demande également la mobilité enseignante en rendant obligatoire l’ accès au passeport de service pour tous les enseignants chercheurs afin de favoriser la compétence et la collaboration interuniversitaire a l’heure du LMD. Le SNEC-UOB dénonce aussi la précarité administrative de l’UOB qui se traduit par l’absence de plusieurs responsables administratifs clés tels que le Secrétaire général adjoint et le vice doyen chargé des lettres langues et arts a la Faculté des lettres et sciences humaines. A cet effet, le SNEC-UOB lance un appel au gouvernement de la Transition a pourvoir urgemment ces postes vacants pour le bon fonctionnement de l’UOB. Le SNEC-UOB sollicite par ailleurs le Président de la Transition Brice Clotaire Oligui Nguema à se pencher sur la dette des vacations qui pèse sur l’UOB depuis l’année académique 2021-2022 d’un montant de près d’un milliard de francs CFA, tel qu’ill a fait pour l’ Université des Sciences et Techniques de Massuku.

Pour ce qui concerne l’ abrogation du décret n’ 0011/PRMESRSTT du 07 mai 2023 qui fixe les obligations de services des enseignants chercheurs et des chercheurs et détermine les conditions de rémunération des heures supplémentaires et des vacations dans les établissements d’ enseignement supérieurs, le SNEC-UOB estime que ce décret a été pris en violation de la loi organique relative aux lois des finances et à l’exécution du budget. Il s’indigne d’autre part du traitement réservé aux participants des assises du système LMD tenues le 19 mars dernier le SNEC-UOB, car aucun rapport général n’ a été reçu, aucune attestation de participation n’a été remis aux participants ni même les perdiems n’ ont été versés aux participants le SNEC-UOB. A cet effet, le syndicat interpelle le Premier ministre de la Transition Raymond Ndong Sima sur cette question sous forme d’un ultimatum que si tous ces points de revendications ne sont pas respectées d’ ici septembre 2024, la rentrée universitaire risque de ne pas etre effective.
Vivement que toutes ces revendications énumérés par le SNEC-UOB soient prises en compte par les autorités de la Transition gabonaise pour éviter un retard à l’allumage et permettre à la plus grande université du pays de démarrer l’année universitaire sans anicroches. Tout le souhait des acteurs de ce temple du savoir.
Roselyne Bekale













