Ne pouvant rester insensible devant la tournure que prend le procès qui oppose l’Etat gabonais à la société Webcor ITP, dont les dernières décisions prises par l’Agence Judiciaire de l’Etat et le Conseil d’Etat semblent clouer au pilori l’État, Hervé Patrick Opiangha a décidé de porter plainte contre X ce lundi, 08 juillet, avec constitution de partie civile, pour permettre à la justice gabonaise de démêler le fil de l’écheveau, afin de situer les responsabilités des uns et autres sur ce qui s’apparente comme un crime de Haute trahison de la nation par ses propres enfants. Une démarche qui démontre s’il était encore besoin le patriotisme engagé de ce citoyen pas comme les autres.

Les faits.
En 2015, Webcor ITP, société de droit gabonais qui avait la charge de réaliser le projet du Grand Marché de Libreville, porte plainte à l’Etat gabonais pour rupture abusive du contrat. L’affaire est jugée en premier lieu par la Cour Arbitrage qui condamne l’Etat à payer près de 65 milliards de FCFA. Suite à l’appel interjeté par l’État, la Cour d’appel de Paris annulera la décision au regard des éléments fournis par la partie gabonaise, rendant suspensif la première décision de la Cour d’Arbitrage après que l’affaire fut portée à la Cour de Cassation.
Alors que l’affaire est pendante devant la Cour de Cassation de France pour rendre une décision finale, l’Agence Judiciaire de l’Etat et le Conseil d’Etat viennent de signer un protocole transactionnel qui condamne l’Etat gabonais a verser 66 milliards à Webcor ITP. Ce, sans avoir le mandat du gouvernement à travers les départements ministériels concernés.

Réaction citoyenne.
Face à cette décision qui s’apparente à une captation organisée des finances publiques à travers un procès pourtant favorable à l’Etat gabonais, Hervé Patrick Opiangha, se fondant sur les principes républicains a décidé de porter plainte contre X auprès du Procureur de la République, près du Tribunal de première instance de Libreville. La volonté du plaignant qui s’est porté partie civile est de mettre un coup de pied dans cette fourmilière afin de débusquer les ennemis de la République et de mettre à nue, les pratiques anti républicains de ceux qui n’hésitent pas à mettre à mal le pays au profit de leurs intérêts égoïstes .
Justice face à ses responsabilités
En effet, pour quel intérêt Diane Moussounda, responsable de l’Agence judiciaire de l’Etat et son compère Jean Paul Komanda premier Président du Conseil d’Etat avaient-ils à signer irrégulièrement un protocole transactionnel qui fera perdre à leur État plus de 66 milliards de FCFA, alors que l’affaire est encore pendante devant les juridictions internationales ? Puisque la société Webcor ITP est de droit gabonais, il serait important de savoir les actionnaires de cette entreprise et d’identifier ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre dans le seul but de s’engraisser au détriment de l’Etat.
Face à cette démarche citoyenne doublée d’un patriotisme avéré de l’initiateur, la justice gabonaise a le devoir d’aller dans le fond de ce dossier qui cache la Concussion, le conflit d’intérêts, de fraude fiscale massive, ce qui constitue au demeurant une crime de Haute trahison qui devrait être punie avec la dernière énergie. La justice a du pain sur la planche pour espérer un changement de paradigme .
J.C.A.













