Faut-il croire que les agents de forces de défense et de sécurité en general, et ceux exerçant à la Direction générale de Sécurité militaire et de la Contre Ingérence, communément appelé B2, sont au dessus des lois? C’est l’impression que laisse entrevoir cette histoire vraie.

Dans la matinée de ce lundi, aux environs de 10h alors que le quartier Charbonnages (Entrée Église Chapelle des vainqueurs-Pont) est plongé dans légendaire quiétude, une escouade de militaires en treillis et armés jusqu’aux dents dans trois pick-up flambants neufs descendent à tout allure dans le bas fond du quartier. Pour une résidente, »Je croyais qu’ils étaient à la poursuite des bandits » a-t-elle affirmait, le regard pantois. Non, il ne s’agit pas d’une course poursuite contre les malfrats.
Arrivée à un certain niveau, la délégation militarisée gare et les agents sautent comme dans les films d’actions, ils encerclent un petit studio, domicile d’un mécanicien.
N’ayant pas trouvé ce dernier, les militaires sans un autre forme de procès procèdent à une arrestation violente du bailleur, de son épouse et d’un jeune étudiant qui a eu le malheur de se retrouver à cet endroit au mauvais moment. Les quelques malchanceux qui ont voulu s’enquérir de la situation ou filmee cette scène ont été roués de coup, quand leurs téléphones n’étaient pas tout simplement cassés. Menottés, les trois innocents sont embarqués et conduits vers une destination inconnue (sûrement au B2 sis à Belle vue 2).

C’est quoi réellement le problème?
D’après nos investigations, un Sergent du B2, aux initiales A.N avait conclu un achat d’un véhicule de marque RAV4 le 17 novembre 2023 avec un vendeur mécanicien. Au moment de la vente, l’acheteur était accompagné de son mécanicien comme témoin qui a confirmé le bon état du véhicule au moment de la transaction.
Trois mois après, l’acheteur, comptant sûrement sur son statut, appelle le vendeur pour lui dire que la voiture est en panne et qu’il devrait se charger de la réparation. Ce que le vendeur ne comprend, pas puisque le véhicule n’était plus sous sa responsabilité. Non content, le militaire demande le remboursement intégrale du prix d’achat. Et pour mettre ses ambitions à exécution, ses collègues passent à la manœuvre. Ils convoquent téléphoniquement le mécanicien à se présenter à la porte 227 du B2. Ce dernier demande à plusieurs reprises à ces agents de lui faire parvenir une convocation en bonne et due forme. Crime de lèse autorité.
Pour montrer qu’on ne badine pas avec l’autorité, surtout lorsqu’il s’agit du B2, les agents de cette unité ont décidé de passer à la vitesse supérieure en prenant en otage des individus qui n’ont rien à voir avec la transaction. D’après le Lieutenant enquêteur « tant que le mécanicien ne se présente pas, ces personnes seront gardées et dés demain, le vendeur sera considéré comme un fugitif et traité comme tel ».
Depuis cette descente musclée qui ne se justifie pas et surtout ces arrestations, les questions fussent de toutes parts.
Le régime transitoire est-il une période où les droits de l’homme peuvent être violés par les Hommes en tenue ? Au point qu’on peut humilier et arrêter des innocents pour des faits dans lesquelles ils ne sont pas impliqués ?
Les plus hautes autorités devraient veiller à ce que le régime militaire ne rime pas avec un État de non-droits , ou une jungle où les plus forts dictent leurs lois
Moong Ntoumou













