Plus de deux mois déjà que Hervé Patrick Opiangha, acteur politique et prospère homme d’affaires est porté disparu. Une disparition qui fait suite à des poursuites judiciaires engagées contre sa personne pour des faits d’inceste, viol, attouchements et violences sexuels sur sa fille, selon les déclarations du Procureur de la République. Alors que ces accusations se sont écoulées comme un château de carte à la suite d’un cinglant démenti de la présumée victime, le Maître des poursuites peine à prononcer un non lieu. Ce qui conforte la thèse d’un complot politique ourdi contre le président de l’Union pour le Développement et l’Intégration Sociale (UDIS). Dans cette atmosphère, la voix des sages et autres dignitaires de la République est très attendue pour ramener la sérénité avec la réapparition publique d’Hervé Patrick Opiangha.

« Tout citoyen a droit à une justice équitable » nous enseigne la Constitution dans son préambule. Au moment où les faits reprochés à Hervé Patrick Opiangha ne sont pas établis et que la présumée victime balaie du revers de la main toutes les allégations forgées contre son père, la justice Gabonaise devrait cesser les poursuites et déclarer un non lieu envers la personne poursuivie. Curieusement, c’est le grand silence du côté du Parquet de Libreville qui pourtant devrait instruire à charge et à décharge. Un silence qui ne saurait se justifier.
Face à cet imbroglio politico-judiciaire, l’entrée en scène des sages de la République est très attendue. C’est d’ailleurs ce cri de cœur qu’avait lancé, dans une vidéo Hervé Patrick Opiangha, qui appelait certaines figures de proue a intervenir pour faire revenir l’accalmie. « Et je pense que la sagesse recommande qu’à un moment donné qu’on puisse dire, l’intérêt supérieur de la nation. La paix est plus importante que le règlement de compte par personne interposée, par la justice interposée. J’ose croire que ces des personnes malintentionnées de votre entourage qui vous ont induit en erreur Monsieur le Président de la République. Vous et moi avons fait un don de soi pour arriver à la situation que nous vivons aujourd’hui, la transition», affirme t’il dans cette vidéo qui a révélé les dessous d’une traque politique. Avant d’appeler à la sagesse : « j’appelle à la sagesse vraiment, des frères et sœurs : mon aîné, mon Maître Ndong Sima parce que tu m’as tenu au Karaté, ma grande sœur Paulette Missambo, mon frère François Ndong Obiang, mon Oncle Barron Chambrier, mon frère le Professeur Ondo Ossa, mon jeune frère Terence Nyembou, mon autre jeune frère Jocktane, et j’en passe ». Cet cri a-t-il été entendu ? Toujours est-il que les personnes citées dans cette vidéo et bien d’autres devraient s’investir pour un retour à la sérénité, puisque comme le déclare Opiangha dans la même vidéo, le problème n’est pas celui que présente la justice, il est ailleurs. Et d’enfoncer « le problème est ailleurs, le problème c’est le général Oligui Nguema et moi-même qui le connaissons ».


La responsabilité des sages de la République est donc engagée dans ce feuilleton pour faire entendre raison à toutes les parties, pour que la sérénité revienne ayant à l’esprit que la situation actuelle d’Opiangha impact négativement l’économie nationale avec un risque de mise au chômage des milliers responsables de famille.
Par Petit Christ O













