Une conférence de presse gouvernementale s’est tenue ce vendredi 30 octobre 2026 à Libreville. Animée par trois membres du gouvernement et deux représentants des ministres empêchés, il était question pour le gouvernement de confirmer le début des opérations des déguerpissements des zones impactées par les projets d’élargissement des voies pour le 04 novembre 2026. Occasion pour les différents ministres d’apporter les éclaircissements et de rassurer les populations sur la sauvegarde de leurs droits et dignité.
Sous la houlette du ministre Porte parole du Gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze, le gouvernement à travers les ministères sectoriels du projet d’élargissement des voies, notamment dans la commune d’Akanda entre le dispensaire d’Okala et la sortie de la SEEG, et dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville, du Lac Bleu à Diba-Diba, a tenu à édifier l’opinion pour dissiper tout malentendu et affirmer la volonté du gouvernement à accompagner dignement ces compatriotes.
Selon le ministre Porte parole du gouvernement, « Ces projets ont pour ambition d’améliorer durablement la circulation routière, de désengorger les principaux axes, et d’offrir aux populations un cadre de vie plus agréable ».
Conscient des conséquences directes que provoque la réalisation de ces infrastructures sur les familles installées sur les emprises concernées par les travaux, le gouvernement a fait le choix de la transparence, du dialogue et l’accompagnement.
Après plusieurs séances de travail avec les populations impactées, suivis des évaluations en indemnisation qui commence à être distribuée aux ayants droits, le projet rentre dans le phase active à compter du 04 novembre avec le début des opérations de casse.
Pour le Directeur général adjoint de l’ANUTTC, La mission qui leur était assignée tournait autour de trois points . L’identification des personnes impactées, l’évaluation des biens, et l’aménagement des zones de relogement. Concernant les zones de relogement, le DGA a rassuré que les sites sont identifiés dans le commune d’Akanda, notamment à Malibé 1 pour une superficie de 10 hectares et qui pourrait produire environ 100 parcelles. Le deuxième site est situé à Marseille 2 de 3 hectares pour une vingtaine de parcelles viabilisées. Il est également prévu une zone de relogement dans le commune de Ntoum.
Sur la problématique des enfants scolarisés qui seront impactés par les projets, le ministre de l’Education a donné les garanties que tous les apprenants seront intégrés dans les établissements les plud proches de leur nouveau lieu d’habitation et que toutes les dispositions sont prises à cet effet.
Le représentant du ministère des Affaires Sociales a présenté les dispositions arrêtées pour une meilleure prise en charge des personnes vulnérables impactées par ces projets.
Pour le gouvernement, la modernisation doit se faire dans le respect des procédures avec responsabilité et une attention particulière portée aux populations impactées. D’où son engagement à faire avancer ces projets d’intérêt général tout en veillant à ce que les préoccupations humaines et sociales soient totalement prises en considération.
Par Serge Abesdolo