Satisfaire un besoin naturel au sein du ministère de la Justice relève d’un véritable exercice à plusieurs inconnus, tant les coins à cet effet sont dans un état impraticable, obligeant de nombreux agents de ce ministère et les usagers à recourir aux toilettes publiques situées loin du ministère, ou alors à trouver des coins de fortune en plein air, avec tous les risques que cela comporte.
Depuis une plus de six mois, les agents du ministère de la justice font face à un phénomène connu par les autorités sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise pour palier au problème.
En effet, il ne se passe pas un mois sans que les agents du ministère de la Justice répondent aux demandes d’explications liées aux retards et autres absences.. Toutes explications présentées par les agents qui vont dans le sens des commodités des lieux d’aisance qui ne sont plus opérationnels dû au manque d’alimentation en eau, depuis fort longtemps, sont battues en brèche.
Le Ministère possède trois cuves de 1000 litres dont deux sont opérationnelles. L’une alimente juste les lieux d’aisance du Ministre et son cabinet et l’autre alimente le secrétariat général de la chancellerie.
Tous les autres lieux d’aisance ne sont pas alimentés en eau et la majorité des agents et les usagers qui viennent pour les services en cas de besoin, font miction dans un couloir qui offre une vue pas radieuse et explose la gente féminine à des dangers d’infections.
Pour la grosse commission, les agents sont contraints d’aller dans les établissements voisins ou les toilettes des bars qui sont aux alentours du ministère.
Certains agents prennent parfois la résolution de ne pas venir au travail lorsqu’ils se sentent indisposer.
La question qui taraude l’esprit des uns et des autres et celle de savoir pourquoi cette négligence des autorités de la justice, les agents qui travaillent au sein du ministère ne sont-ils pas humains au même titre que ces autorités ? qu’est ce qui explique le fait que l’alimentation d’eau ne soit plus effective depuis plusieurs mois dans ledit ministère.
En menant notre investigation, nous avons appris qu’une fois l’une des deux cuves est vide, un des agents a pour mission d’appeler le service de livraison d’eau pour remplir les deux cuves moyennant la somme de 20.000 Fr CFA et cela à chaque remplissage dont la moyenne est deux passages de remplissage chaque semaine et demi.
Jusqu’à quand cette malheureuse situation va-t-elle perdurer ?
Démontrer qu’on fait bien son travail ne passe pas seulement par la communication répressive des agents, c’est d’abord l’amélioration du cadre de travail des agents sans omettre les lieux d’aisance.
Comment être productif si l’esprit est préoccupé par l’endroit où on peut se mettre à l’aise pour le petit et le grand besoin.
Le ministre de la Justice est directement interpellé face à cette situation. Car la rentabilité et l’efficacité de ses agents dépendent aussi de ces petites commodités, qui, quand elles ne fonctionnent pas, deviennent des véritables freins à la qualité du service.
Serval Matti