Depuis le rejet du budget primitif de la Commune de Libreville par une forte majorité des Conseillers municipaux pourtant issus de la mouvance présidentielle, une impression se dégage de plus en plus au sein de l’opinion. Celle d’une opposition aux réformes et à la vision impulsées par le nouveau maire de Libreville pour donner la dignité que la capitale gabonaise mérite.
Pour certains observateurs avertis, le budget retoqué n’est qu’un mobile sur lequel les Conseils nationaux ont surfé pour stopper la dynamique engagée sous la direction de Pierre Matthieu Obame Etoughé. L’objectif de fond étant de désarmer le maire et l’affaiblir dans sa volonté de révolutionner la gestion de la plus grande mairie du pays, Libreville, vitrine du Gabon.
En effet, l’arrivée inattendue de ce technocrate à la tête du Conseil municipal de la Commune de Libreville a bouleversé les plans de ceux qui pensaient que l’Hôtel de ville de Libreville était devenu la vache à lait des politiques, où certains, une fois au perchoir, oubliaient l’essentiel. Résultats, conditions de travail exécrables pour les agents, cotisations des différentes assurances impayées, voiries municipales à l’abandon, éclairage public défaillant, système de ramassage des ordures inadapté…….. Pourtant ce ne sont pas les moyens qui manquaient à ces différentes équipes pour transformer la ville de Libreville en ville de lumière. Leurs intérêts étaient ailleurs.
Mais en moins de quatre mois, la perle rare choisie par le Président de la République pour apporter du nouveau souffle à l’Hôtel de ville de Libreville, Pierre Matthieu Obame Etoughé a donné les signes d’une véritable révolution. De l’audit du fichier des ressources humaines, à la revue des contrats des prestataires en passant par l’amélioration des conditions de travail et l’image de la cité, le nouveau maire a affiché les indicateurs pour la transformation de la capitale gabonaise.
C’est d’ailleurs dans cet élan que le budget prévisionnel de la commune de Libreville a été concocté pour s’arrimer aux exigences actuelles.
Un budget de plus de 30 milliards que les Conseillers municipaux dans leur majorité ont trouvé ‘’irréaliste’’ et ‘’fantomatique’’. Comment peut-on qualifier de ‘’fantaisiste’’ un budget qui prend en compte des besoins vitaux des services municipaux ? Quand le nouveau Maire essaye d’éponger la dette de la Mairie de Libreville vis-à-vis de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) cumulait à plusieurs dizaines de milliards de FCFA, les Conseillers municipaux ferment tout simplement les yeux pour ne penser qu’a leur émoluments.
Il est évident que le changement dans le sens de tordre le cou aux mauvaises pratiques suscitent toujours la résistance. La conspiration dont est victime le Maire de la commune de Libreville n’est que la résultante des ambitions voilées de ceux qui ont plongé la mairie de Libreville dans ces abîmes et qui ne veulent pas que la preuve du contraire soit administrée à travers une gestion saine avec en priorité l’image de la ville et les conditions de vie et de travail de l’agent municipal.
A travers sa communication du lundi 13 avril dernier lors de la cérémonie de levée des couleurs, Pierre Matthieu Obame Etoughé a été clair. La démission n’est pas au programme de son agenda. Et malgré les écueils et autres obstacles, il compte bien continuer sa mission. Le soutien d’une grande majorité des agents municipaux, qui voient à l’horizon les résultats prometteurs de la vision de leur Maire reste un véritable stimulant pour l’édile de la Commune. Car quoi qu’on dise, ce sont ces agents et la population qui peuvent mieux évaluer l’action du Maire, mieux que les Conseillers municipaux dont nombreux ont des agendas cachés quand d’autres ne soucient que de leurs jetons de présence.
L’on ne jugera pas Pierre Matthieu Obame Etoughé à travers un budget. Il sera évalué à travers son action, sa capacité à transformer la ville de Libreville et à rendre la dignité à l’agent municipal. Et comme un révolutionnaire, il devrait casser les barrières, démolir les mauvaises habitudes et instaurer la discipline et la rigueur dans la gestion. Toutes choses qui ne semblent pas plaire aux partisans du ‘’tourner en rond’’.
Par Josiane Bisse
