Face à l’indignation générale qu’ont suscité les révélations du collectif des Avocats d’Hervé Patrick Opiangah (HPO), sur les graves violations de procédure enregistrées lors de l’enquête préliminaire sur l’imaginaire affaire de mœurs, alors que l’opinion attend toujours une sortie officielle des magistrats pointés du doigt dans ce scandale pour donner des explications, l’on relève une certaine agitation à travers des plumes mal orientées, qui tentent de justifier l’injustifiable.
Dans une chronique judiciaire signée de Clay Martial Obame Akwe, titré ‘’Affaire Opiangah ex demi Zeus : la fin des rumeurs, le début des preuves’’, cet ancien Directeur de Radio 9, radio Makokou, radio Tchibanga et ancien Conseiller porte parole du Maire de Libreville, tente à sa manière de justifier la légalité des perquisitions effectuées chez celui qu’il qualifie de ‘’ Ex demi Zeus’’ , et surtout de brandir comme un trophée, ‘’les preuves’’ qui établissent avec une clarté absolue la régularité de la procédure de consignation et la traçabilité parfaite des bien’’ saisis aux domiciles d’Opiangah. Mieux, Clay Martial Obame Akwe conclu que ‘’Les mises en cause dirigées contre le Procureur de la République apparaissent désormais non seulement infondées, mais s’inscrivent aux antipodes de la prudence requise en matière judiciaire’’.
Si la démarche de l’auteur de ce brûlot qui s’apparente à un réquisitoire mal organisé pour défendre le Procureur de la République abondamment cité dans ce ‘’braquage officiel’’ des biens appartenant à autrui, peut effectivement clarifier la destination supposée des biens emportés lors de la perquisition, elle se heurte toutefois à la rigueur du Droit. Et c’est là où tout le bât blesse.
Pour l’un des Avocats d’Opiangah, ‘’ Toute la procédure judiciaire menée dans l’affaire qui vise notre client, mais qui n’est qu’un gros montage est illégale, parce que viciée dés le début’’ a-t-il déclaré d’entrée, avant de développer que, ‘’ Ce que les profanes du Droit doivent savoir, c’est que la loi a des principes. La loi est une science exacte comme les mathématiques ou la comptabilité. A partir du moment où elle est violée ne fusse que partiellement, rien ne peut plus prospérer. Et c’est malheureusement, ce que le procureur de la République et son chef hiérarchique ne veulent pas comprendre’’. S’est il désolé.
Pour Me P.O, ‘’ il est suffisamment établi que la procédure a été menée en violation flagrante des règles de la loi. Et nous ne le dirons pas assez : le parquet a enregistré une plainte dont la plaignante n’avait pas qualité, pour des faits dont les délais de prescription étaient largement dépassés. A partir de ces deux éléments seulement, le procureur de la République devait déclarer irrecevable la plainte. Malgré ces faits, qui devraient justifier la non ouverture d’une enquête, le Maître des poursuites a poussé le bouchon en enclenchant une perquisition illégale qui ressemble aujourd’hui plus à un braquage organisé, qu’à une recherche des éléments des preuves liés aux présumés faits reprochés à mon client’’, s’est-elle offusquée, avant de relever que, ‘’ Une perquisition sans mandat, en absence du propriétaire des lieux qui donne son consentement est nul et de nul effet. A partir de ce moment, l’on ne pourrait parler de scellés, puisque l’opération qui entraîne les saisies des scellés est elle-même illégale. Pire, les objets saisis chez mon client, qui heureusement sont bien cités dans le réquisitoire des défenseurs du procureur de la République, n’ont pas été consignés dans un procès verbal comme le veut la loi, qui exige que toutes les personnes présentes lors de la perquisition et des saisies signent sur un procès verbal avec mention de leurs noms. Or aucun procès verbal n’existe dans ce sens’’, a regretté l’Avocat, qui a fustige le fait que la loi soit ainsi volontairement violée par ceux qui sont sensés la protéger. ‘’ Où se trouvaient les effets de mon client entre le 20 août 2024, date du braquage armé, et le 03 décembre 2024, date où les biens ont été déposés au Trésor public’’ s’est elle également interrogée.
Revenant sur les objets et bien saisis chez Hervé Patrick Opiangah, est là tentative d’habiller cette bavure en acte réglementaire, un magistrat a été ferme à ce sujet. Il affirme que ‘’ la procédure n’a pas été monté par les magistrats qui doivent par ordonnance placer ces effets comme pièce et en designer un gardien’’. Et de s’interroger, ‘’ A quel moment le procès verbal a été dressé devant le propriétaire ou l’un de ces conseils pour en attester la véracité ? Mieux, qui était le maître des poursuites au moment des faits ? Le Trésor public ou le procureur de la République ? Pourquoi avoir ouvert une information judiciaire et avoir fait garder les scellés ailleurs et non sous le regard bienveillant du premier juge d’instruction ?’’. Autant d’interrogations et bien d’autres auxquelles les porte-parole et autres Avocats défenseurs du procureur de la République devraient apporter des réponses.
En attendant, une grande partie de l’opinion nationale qui suit ce feuilleton judiciaire avec beaucoup de curiosité continue de croire que Hervé Patrick Opiangah est victime d’un acharnement politique, où la justice est utilisée est instrumentalisée pour jouer le sale boulot. Si non, qu’est qui peut justifier la confiscation de ses biens qui n’ont rien à voir avec les faits supposés qui lui sont reprochés? Les principaux acteurs de cette cabale judiciaire, pour tenter de faire passer la pilule, recrutent désormais les mercenaires de la plume dans le cadre du sacré ‘’Obagame’’, cette solidarité aveugle qui consiste à défendre son frère, même s’il faut se tourner en dérision.
La réaction d’un observateur sur l’auteur du texte ‘’ Affaire Opiangah ex demi Zeus: la fin des rumeurs, le début des preuves’’, comme : « un valet du palais et un grand bandit, à la recherche d’un poste politique. Il croit après son triste récit être perçu comme le pompier du pouvoir. Sauf qu’il n’a pas reçu tous les éléments du puzzle pour comprendre qu’il est loin de la vérité ».
Affaire à suivre……
