A l’occasion de la visite du Chef d’Etat français Emmanuel Macron à Libreville, Marc Ona Essangui, Sénateur de la 5ème République et Secrétaire exécutif de Brainforest a développé un exposé sur l’économie forestière. Relevant l’importance de la forêt dans les enjeux liés à la préservation de l’environnement et les défis du développement. Pour ce soldat de la préservation de l’environnement, la forêt gabonaise présente des atouts indéniables qui peuvent permettre au Gabon de jouer les premiers rôles sur le plan mondial dans la gestion des équilibres écologiques, et un modèle de développement repensé.
A la Baie des Rois ce 24 novembre 2025, Marc Ona Essangui était dans son élément de prédilection : L’industrie forestière, face au défi de la préservation de l’environnement. Devant Brice Clotaire Oligui Nguema et son hôte Emmanuel Macron, le défenseur reconnu de l’environnement, a présenté les mécanismes de transformation de cette richesse en un véritable levier de développement durable.
Selon Marc Ona Essangui, figure emblématique reconnu sur le plan international comme protecteur de l’environnement, plusieurs axes complémentaires peuvent être mis en place pour concilier développement et préservation. Parmi ceux-ci, le conférencier a énuméré six, à savoir ; la mise en avant d’une gestion forestière durable et certifiée, l’accélération la transformation locale du bois, l’implication réelle des communautés locales, la valorisation la nature au-delà du bois avec la diversification bioéconomique, la transformation du carbone forestier en un actif économique, et la gouvernance moderne, transparence et lutte contre l’illégalité.
Des axes suffisamment mis en application au Gabon a reconnu le Secrétaire exécutif de Brainforest.
Pour la mise en avant d’une gestion durable et certifiée des forêts, le Gabon rendu obligatoire la certification pour toutes les concessions forestières. Car selon le conférencier ‘’Une forêt mieux gérée attire des investisseurs “verts”, préserve les ressources et améliore la crédibilité internationale du pays’’. Sur l’accélération de la transformation du bois, l’interdiction par le Gabon de l’exportation des grumes en 2010 reste un pas important pour cette transformation. L’implication des communautés locales est aussi assez palpable avec la réservation des coupes communautaires qui restent un atout de créateur de richesse pour les populations locales. Pour ce qui concerne la transformation du carbone forestier en un actif économique, Le Gabon est l’un des rares pays à absorption nette de carbone.
Quoiqu’il en soit le précurseur de la défense de l’environnement au Gabon a indiqué les pistes de solutions pour améliorer l’industrie forestière gabonaise.
Avec plus de 80% de son superficie couverte de forêt, le Gabon occupe la première place au niveau mondial pour ce qui est du taux de couverture de la forêt et constitue l’un des poumons de la planète.
Sur la mise en avant d’une gestion forestière durable et certifiée, Marc Ona Essangui estime que cette politique peut aller plus loin, avec, ‘’ le renforcement du suivi indépendant des opérations forestières pour éviter la surexploitation. L’encouragement les inventaires forestiers participatifs avec les communautés locales. Le développement davantage de la foresterie à impact réduit, qui diminue les dégâts sur la biodiversité’’ a-t-il expliqué.
Pour accélérer la transformation locale, le Sénateur a recommandé ‘’le renforcement de la Zone économique spéciale de Nkok comme hub régional de transformation éco-industrielle. La promotion les produits à haute valeur ajoutée : contreplaqué, mobilier design, matériaux de construction innovants, bois énergie moderne et l’accompagnement des PME locales dans l’accès au crédit, aux machines et à la formation’’.
Pour faire participer réellement les communautés locales, le conférencier a suggéré, ‘’l’instauration ou renforcement des partenariats communautaires (forêts communautaires, partage des revenus, micro-industries). Le financement des projets sociaux via une partie des redevances forestières : écoles, centres de santé, routes. La formation des jeunes aux métiers du bois (sylviculture, sciage, transformation, artisanat, gestion), et la réduction de la pauvreté rurale avec adhésion des communautés à la préservation de la forêt’’ a-t-il souligné, car, ‘’Le développement forestier doit profiter en priorité aux populations vivant près des ressources’’ a-t-il martelé.
Concernant la transformation du carbone forestier un actif économique. Le Gabon est l’un des rares pays à absorption nette de carbone. Pour transformer cela en richesse : Marc Ona Essangui a expliqué que cela consiste à, ‘’vendre des crédits carbone de haute intégrité issus de la conservation et de la gestion durable. D’utiliser ces revenus pour financer la protection des écosystèmes et des projets communautaires. De renforcer les systèmes de MRV (mesure, rapport, vérification) pour garantir la transparence, avec pour Résultat : finance climat = argent nouveau sans pression sur la ressource’’.
A travers cet exposé qui cadre avec la vision des plus hautes autorités qui tiennent à ce que le Gabon joue les premiers rôles dans la préservation de l’environnement, Marc Ona Essangui a démontré qu’un ‘’climat d’affaires sain, attire les investisseurs sérieux’’.
Pour conclure , le conférencier a indiqué que, ‘’Le Gabon peut faire de son industrie forestière un véritable moteur de développement durable en combinant :Gestion durable + certification, la transformation locale à forte valeur ajoutée, des bénéfices équitables pour les communautés, la diversification bioéconomique, la valorisation du carbone et la bonne gouvernance’’. Et d’affirmer que, ‘’Ce modèle, déjà partiellement en place, peut positionner le Gabon comme leader africain et mondial de l’économie forestière durable, où protection de la nature et création de richesse ne s’opposent plus’’.
Par Timothée BAZ