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Politique-Gabon/ Accord tacite PDG-UDB : Un mariage de raison !

Adversaire ou complice ? De nombreux observateurs se posent cette question au regard des rapports qu’entretiennent les militants de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) et ceux du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au sujet des prochaines élections législatives et locales qui se pointent à l’horizon. Mais pour les plus avertis, il s’agit de la realpolitik où les intérêts plus nobles priment sur les égos.

Dans plusieurs circonscriptions à travers le pays, une dynamique nouvelle se dessine sur l’échiquier politique gabonais. Elle ne relève ni du hasard, ni de la simple tactique électorale : c’est une volonté politique mûrie, fondée sur une convergence de valeurs. Le Parti Démocratique Gabonais (PDG) et l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) ont démontré, à travers des candidatures croisées et l’absence de concurrence frontale dans certaines zones, qu’un accord électoral implicite est bel et bien en œuvre. Et cet accord ne saurait être qualifié autrement que comme l’expression d’une amitié politique profonde et stratégique.

Comme l’a souvent rappelé Julien Nkoghe Bekale, ancien Premier ministre et haut cadre de la République :

« En politique, on ne fait pas d’accord avec un ennemi. On fait un accord électoral avec un ami. »

Cet ami, en l’occurrence, partage la même vision : celle d’un Gabon réconcilié avec lui-même, d’un engagement commun autour des valeurs de l’« Oliguisme », concept politique prônant l’inclusivité, le dialogue, et la reconstruction nationale par et pour toutes les filles et tous les fils du pays.

Le PDG, fort de son ancrage historique, et l’UDB, en pleine dynamique de consolidation, convergent donc vers une même lecture de la situation politique nationale. Dans un contexte post-crise, marqué par la nécessité d’unir plutôt que de diviser, leur entente apparaît non pas comme une manœuvre opportuniste, mais comme une volonté partagée de servir le Gabon au-delà des étiquettes partisanes.

Loin de fragiliser le pluralisme démocratique, cette collaboration inédite contribue à stabiliser l’espace politique et à recentrer le débat sur l’essentiel : le vivre-ensemble, la paix, la cohésion nationale, et le développement durable.

Julien Nkoghe Bekale insiste sur ce point :

« Le véritable enjeu de ces élections n’est pas simplement de savoir qui gagnera telle ou telle circonscription. Le véritable enjeu, c’est la consolidation d’un projet politique national fondé sur la réconciliation et la co-construction. C’est cela, l’Oliguisme politique. Et c’est cela qui rassemble le PDG et l’UDB aujourd’hui. »

Les électeurs, de plus en plus conscients des défis auxquels le pays est confronté, semblent accueillir favorablement cette alliance de fait, qui privilégie la complémentarité à la confrontation, et l’unité à la division.

En somme, le PDG et l’UDB donnent un exemple rare dans l’histoire politique récente : celui d’une entente fondée non sur des intérêts personnels ou des calculs à court terme, mais sur une vision partagée de la nation gabonaise, dans sa pluralité, sa richesse, et ses aspirations profondes à la paix et à la prospérité.

Sur les notes de J.K.M