Dr Jean Delors BIYOGUE BI NTOUGOU, le Directeur général de l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) a appelé, vendredi 25 juillet dernier, à dédramatiser la situation alarmante dressée par certains médias, au sein de l’agence qu’il dirige. À propos du préavis de grève brandi par un groupuscule syndical, il rassure
« Nous sommes en train d’anticiper une situation qui n’est pas encore une crise. Il n’y a rien à dramatiser. »
Le patron de l’AGASA s’exprimait ainsi lors d’une émission diffusée sur une chaîne locale le 25 juillet 2025.
« Même si un mouvement d’humeur était déclenché, nous avons un système pour assurer la continuité du service. La machine AGASA ne pourra jamais être bloquée. », a souligné le manager.
Le cahier de charge des syndicalistes liste parmi les écueils au bon fonctionnement de l’agence, la sécheresse en matière de plan de carrière, la transparence financière et la gestion des ressources humaines. Concernant le premier point cité, le DG a montré patte blanche.
« Le plan de carrière ne relève pas de moi mais de l’autorité fondatrice ou du Conseil d’administration. Je ne fais qu’appliquer les textes. »
Dans la foulée, le DG s’étonne de voir cette question de plan de carrière figurer encore dans le cahier de charge du Syndicat. « Je connais la maison. J’étais PCA avant que le président de la République me nomme DG. Ce qui veut dire que les accords collectifs d’établissement qui indiquent les conditions d’évolution de chaque agent, je les ai négociés. C’est moi qui ai mené les négociations pour permettre qu’il y ait un dialogue entre les syndicalistes et l’ancienne direction générale . », a-t-il déclaré.
« Mais la question que vous devez vous poser est celle de savoir pourquoi c’est maintenant qu’un groupuscule de l’AGASA publie sur les réseaux sociaux un préavis de grève. C’est cela. Je prends les fonctions, je fixe les ambitions, je fais tourner le personnage de l’AGASA et voilà… », a-t-il ajouté.
Droit dans ses bottes, le DG a réaffirmé son ambition de rompre avec la routine, afin d’éviter les conflits d’intérêts et de permettre à de nouveaux talents d’émerger.
« Lorsqu’on touche à certaines forteresses internes, on devient l’homme à abattre. Mais j’irai jusqu’au bout. Il n’y a pas de chasse gardée dans la fonction publique. », a-t-il martelé.
Roselyne Geneviève Bekale
