Avec la saisine introduite par les Avocats d’Hervé Patrick Opiangah auprès de la Commission Africains des Droits de l’Homme, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre et qui met le Gabon sur le banc des accusés auprès de la Communauté Internationale. Une crise qui expose désormais les différents acteurs qui ont contribué de près ou de loin à cette situation aux sanctions ciblées de la Communauté internationale.
Le Gabon devrait se préparer à répondre devant la Commission Africaine des Droits de l’Homme face à la tentative d’assassinat politique, maquillée en procédure judiciaire bidouillée contre Hervé Patrick Opiangah, ancien ministre des Mines du premier gouvernement de la Transition, acteur important du coup d’Etat du 30 août 2023. C’est la conséquence inévitable de la requête que ses Avocats ont déposé sur la table de ce gendarme du respect des droits de l’Homme en Afrique.
La Commission Africaine veut comprendre
En effet , le Gabon devrait s’expliquer devant la Commission comment sa justice a lancé des poursuites judiciaires contre un citoyen, alors qu’aucune plainte n’a été déposée contre lui, comment un assaut militarisé a été lancé alors même que le principal concerné devait déférer à une convocation le lendemain à Police judiciaire, comment, pour une présumée affaire de viol, les forces de défense de 3ème catégorie peuvent elles être réquisitionnées, saccageant au passage les domiciles et emportant aux passage le coffre fort et de nombreux de valeur en absence d’un proche ou autre témoin de la personne incriminée ?
Concernant toujours la procédure qui a value l’exile forcé à Hervé Patrick Opiangah, la Commission Africaine aura besoin de savoir pourquoi le Procureur de la République près du Tribunal de Libreville a grossièrement menti sur la date du dépôt de la fameuse plainte sur laquelle les poursuites ont été engagées ? Expliquer pourquoi c’est la mère de la présumée victime qui s’est plaint alors que sa fille est majeure et dispose de toutes ses facultés. Mieux le Gabon devrait expliquer pourquoi la version de la présumée victime n’a pas été prise en compte, et pourquoi la plainte déposée par cette dernière n’a toujours pas prospérer au parquet du Tribunal de Libreville. Mieux, La Commission aura la curiosité de savoir pourquoi la Doyenne des Juges d’instructions a rejeté la demande d’arrêt des poursuites introduite par les Avocats d’Opiangah, et pourquoi le Procureur général a pris en otage le dossier d’appel à cette décision qui n’a pas été transmis dans les délais à la la Chambre d’accusation qui devrait se prononcer ?
Pour que toutes ces questions et bien d’autres, comme celle la scellée des différentes entreprises d’Opiangah soient élucidées, toutes les personnes qui ont été identifiées au cœur de ce scandale devraient apporter des éléments de réponse à la Commission Africaine des Droits de l’Homme, et à d’autres institutions internationales qui ont déjà ciblé les principaux responsables de ce génocide économique et humain programmé. Puisque par la suite, toutes les entreprises d’Opiangah ont été mis sous scellées, envoyant au chômage plus de 6500 employés qui sont aujourd’hui livrés à eux-mêmes.
Les sanctions vont tomber
Quoiqu’on dise, même si l’Etat gabonais portera la responsabilité de cette grave atteinte aux Droits de l’homme et aux libertés fondamentales, ceux et celles qui ont entraîné l’Etat dans cet infamie devraient répondre de leur actes et comportements. Et à ceux niveau, les acteurs passifs et actifs de ce complot avorté devraient répondre devant la Communauté Internationale.
Selon notre source diplomatique, « la communauté internationale devrait d’abord prendre des mesures contre les acteurs actifs. Il s’agit en occurrence des magistrats qui ont été instrumentalisés par le politique pour régler les comptes à Hervé Patrick Opiangha. Plus précisément du Procureur de la République près du Tribunal de Libreville qui est responsable de tous les actes posés par les Officiers de police judiciaire qui sont sous sa responsabilité. Il y a ensuite la Doyenne des juges d’Instruction et du Procureur général de la Cour d’appel de Libreville pour le rôle que chacun d’eux a joué dans cette affaire. La justice internationale aura aussi besoin d’entendre les responsables des corps de forces de défense et de sécurité qui ont intervenu dans les opérations de chasse contre Opiangah et ses domiciles pour savoir de qui ils ont reçu les ordres » a-t-il indiqué, en continuant d’expliqué que « les commanditaires et les donneurs d’ordres quelque soit leur rang ne seront pas épargnés des sanctions. Eux aussi devraient s’expliquer et s’attendre à des sanctions de plusieurs ordres» a-t-il prévenu.
L’affaire Opiangah vient donc d’exposer au grand jour et devant le monde entier, les prémices d’un pouvoir dictateur. Le fait qu’elle soit abondamment relayée par les médias occidentaux n’est pas anodin. C’est pour démontrer aux yeux de tous qu’il y a péril dans la demeure Gabon où les nouvelles autorités qui se sont engagées à restaurer les institutions et la dignité s’illustrent finalement comme des véritables tyrans . «Le feuilleton politico-judiciaire contre Hervé Patrick Opiangah reste une preuve suffisante que le pire est à venir», a déclaré sous cape un ancien opposant au régime déchu.
Par David Milome.
