»Celui qui paie ses dettes s’enrichit » dit un adage populaire bien connu. Pour l’avoir compris et malgré le lourd passif hérité du pouvoir déchu, le Président candidat Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à régler une bonne partie la lourde dette aussi bien extérieure qu’intérieure. Soit près de 2485,4 milliards de FCFA. Un engagement qui permet au Gabon, d’espérer à une relance économique tout azimut.
Les créanciers internationaux, tels que la Banque Mondiale, le FMI ou encore la Banque Islamique de Développement, ont vu leurs créances honorées, renforçant ainsi la crédibilité financière du Gabon sur la scène internationale. Cet effort réduit la pression sur le budget de l’État et ouvre la voie à de nouveaux financements plus favorables pour des projets d’investissement.
Par ailleurs, le règlement des rappels de salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités marque une avancée sociale importante. En injectant ces fonds dans l’économie, le gouvernement stimule la consommation intérieure, moteur essentiel de la croissance.
Une stratégie payante dans de nombreux pays.
Plusieurs nations ont adopté des stratégies similaires pour réduire leur endettement et relancer leur économie.
– Le Ghana : Sous la présidence de Nana Akufo-Addo, le Ghana a réussi à négocier une réduction de sa dette publique, passant de 74 % à 64 % du PIB, avec un objectif de 55 % d’ici 2028. Cette politique a amélioré la stabilité économique et la crédibilité du pays.
– L’Espagne : Après la crise de 2008, l’Espagne a adopté des mesures d’austérité qui, bien qu’initialement difficiles, ont permis de restaurer la croissance économique, prévue à 2,7 % en 2024.
– La Grèce : La crise de la dette souveraine a entraîné des réformes strictes et des plans de sauvetage. Après des années d’austérité, la croissance est revenue à 2 % en 2023, avec une baisse du chômage.
– Le Sri Lanka : Sortant d’une crise économique en 2022, le pays a négocié un plan de sauvetage avec le FMI. Toutefois, les politiques d’austérité ont augmenté la pauvreté, soulignant l’importance d’un équilibre entre discipline budgétaire et protection sociale.
– L’Italie : Bien que lourdement endettée, l’Italie a maintenu des excédents budgétaires primaires, garantissant une certaine stabilité économique tout en limitant la croissance.
Un avenir prometteur
Le Gabon semble suivre une approche pragmatique, inspirée de ces expériences internationales. Le remboursement de la dette publique est un premier pas vers la stabilité économique. Toutefois, pour assurer une relance durable, le pays devra également investir dans la diversification de son économie, le développement des infrastructures et le soutien aux secteurs productifs.
À quelques jours des élections présidentielles, cette politique de remboursement apparaît comme un signal fort adressé à la population et aux partenaires économiques du Gabon : celui d’un pays qui entend prendre en main son avenir économique en assainissant ses finances et en préparant un terrain propice à la relance..
B.G
