
Directeur de Publication
Depuis bientôt trois mois, le feuilleton politico-judiciaire contre Opiangha continu à défrayer la chronique avec ses différentes séquences à rebondissements. La dernière épisode avant la suite a été la preuve administrée par les militants de l’Union pour le Développement et l’Intégration Sociale (UDIS), parti politique dont Opiangha est le Président-Fondateur. Cette épreuve irréfutable du parjure du Procureur de la République a fini par démontrer à l’opinion nationale et internationale, que la traque contre Hervé Patrick Opiangha (HPO) était motivée par le politique, et que la justice a juste été actionnée pour maquiller un crime parfait politique.
A partir de ce moment, il n’y a plus aucun doute que les raisons de la cabale contre le prospère Chef d’industrie, dont les différentes entreprises emploient plus de 5000 Gabonais, se trouvent ailleurs et non au palais de Justice de Libreville.
Le degré d’indépendance de la justice étant le baromètre d’un État de Droit, le comportement des justiciers gabonais et plus particulièrement de certains chefs de juridictions a fini par convaincre les plus sceptiques que la justice Gabonaise est toujours aux ordres. Une posture qui ne peut garantir son indépendance. Une réalité qui vient contredire tous les discours teintés de bonnes intentions sur la Restauration des Institutions entretenus depuis le 30 août 2023 par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) que pilote le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, Chef de l’Etat.
Malgré le chapelet de bonnes intentions présenté par le CTRI de restaurer un système judiciaire reconnu comme corrompu et partial, le traitement de ce qu’on appelle désormais ‘’Affaire Opiangha’’ par la justice Gabonaise vient mettre à nue la relation incestueuse qui lie cette justice à l’exécutif. C’est ce que le Président du Syndicat National des Magistrats du Gabon avait dénoncé lors de sa dernière déclaration. Qui l’aurait cru en cette période où la Restauration des institutions est à l’ordre du jour. « Le gouvernement de la Transition, comme ses prédécesseurs, tente d’utiliser la justice à des fins politiques. Ils ne veulent pas d’une justice indépendante et refuse toute émancipation des Juges », a déclaré le responsable du SYNAMAG ? Qui avait exprimé l’inquiétude du syndicat : « Si la justice sous la Young Team doit restée identique sous l’ère de la transition, alors, il y a forte à craindre que la promesse d’une justice de qualité ne soit qu’un leurre de plus », a martelé Abaga Essono.
« »L’affaire Opiangha « » qui vient mettre en lumière les rouages d’une justice instrumentalisée constitue un véritable boulet pour le pouvoir de Transition incarnée par le Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema. Un dossier composé d’un cocktail dont les principaux ingrédients sont le mensonge, la manipulation et la tromperie vient tenir non seulement l’image de la Justice Gabonaise déjà bien écornée, mais aussi celle du pouvoir de la Transition qui semble ne pas vouloir rompre avec le passé.
Si non, comment comprendre que ceux qui sont censés garantir le droit et l’équité, gagent d’un équilibre social, violent les sacro-principes d’un État de Droit les plus élémentaires ?
Loin d’être anodin, le parjure du Procureur de la République est révélateur. Que mijotait t-il en déclarant publiquement avoir été saisi par une plainte le 14 novembre 2024 dont les traces n’existent pas dans les registres du Secrétariat du parquet ? Une plainte qui a été plutôt déposée le 25 novembre 2024 comme le révèle le procès verbal de constat d’Huissier. Que cachait cette grossière machination ? A partir de cet instant, tous les montages orchestrés autour de cette présumée affaire de mœurs doivent s’écrouler comme un château de cartes.
Face à cet imbroglio politico-judiciaire qui n’honore ni la justice, ni le politique et dans l’optique de redorer son image qui s’abime de plus en plus, le pouvoir de la Transition devrait siffler la fin de la récréation. Laisser la justice jouir de sa véritable indépendance. Car comme on peut le constater, la justice ne s’est pas mise en branle pour traquer Opiangha pour des présumés faits qui datent de plus de 18 ans, sans preuves, sans plaignant et surtout sans victime. Sur quoi s’est donc appuyé le Maître des poursuites pour poser tous ces actes dignes d’un attentat politique ? La seule réponse plausible, sur la volonté du politique.
Pour retirer ce cailloux dans la chaussure du pouvoir de la Transition, deux choses : Du côté de Justice, la prononciation d’un non lieu et cessation de toute poursuite contre Opiangha, et du côté du politique, la garantie des conditions de sécurité pour son retour à la vie normale. Ne pas le faire serait compromettre la crédibilité de l’Etat de Droit au Gabon auprès de la Communauté Internationale, des Bailleurs de Fonds et des potentiels investisseurs.