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Société -Gabon/Justice : Affaire État gabonais contre Webcor ITP, à quoi joue la justice face à la plainte introduite par le citoyen Hervé Patrick Opiangha ?

C’est un silence assourdissant du côté du Tribunal de Libreville. Pas de suite à donner à la plainte déposée contre X par Hervé Patrick Opiangha pour des faits de Haute trahison, Concussion, Fraude fiscale, Corruption er bien d’autres faits en liaison à l’affaire qui oppose l’Etat gabonais à la société Webcor ITP. Un silence qui ne se justifie pas au regard de la gravité des faits. Certains se posent alors la question, à quoi joue la justice ?

Le tribunal a du pain sur la planche à travers la plainte citoyenne déposée par Hervé Patrick Opiangha contre X

Depuis le 8 juillet dernier, le Tribunal de première instance de Libreville a été saisi par un citoyen-patriote se portant partie civile sur une plainte déposée contre X , suite à une décision prise unilatéralement par deux Hauts responsables des administrations judiciaires portant sur un protocole transactionnel qui oblige l’Etat à payer plus de 66 milliards de FCFA à la société Webcor ITP. Depuis le dépôt de cette plainte dont les faits relevés sont d’une extrême gravité, le parquet, qui devrait ouvrir les enquêtes peine à bouger le petit doigt. Une attitude assez curieuse., alors que l’opinion s’attendait à ce que le tribunal de Libreville saute sur cette affaire qui met en lumière les comportements des certains agents publics, qui, au lieu de défendre la patrie, complotent avec ses ennemis pour leurs intérêts égoïstes.

En effet, deux responsables des instances judiciaires formellement identifiés, Diane Moussounda de l’Agence Judiciaire de l’Etat et du 1er Président du Conseil d’Etat, Jean Paul Komanda, ont signé un protocole transactionnel qui condamne le Gabon à payer les 66 milliards à WEBCOR ITP, sans avoir l’avis du gouvernement à travers les départements ministériels impliqués,, alors qu’une décision de la Cour d’Appel de Paris avait donné raison à l’Etat Gabonais, condamnant le société Webcor ITP aux dépens.

Pourquoi le Tribunal de Libreville traîne t-il les pas pour mettre en branle la justice, afin de traquer les fossoyeurs de la République ? Qui tente de bloquer la machine de la justice ? Les deux signataires du protocole transactionnel qui cloue au pilori l’Etat Gabonais l’ont-ils fait de leur propre gré ou ont-ils reçu des consignes à exécuter ? Qu’ont-ils reçu en contrepartie pour exécuter une telle besogne ? Quels sont les ramifications au sommet de l’Etat qui empêchent la manifestation de la vérité sur ce scandale ? Voilà entre autres les interrogations qui taraudent de nombreux esprits.

Pour une source proche des milieux judiciaires, « la plainte déposée par Mr Opiangha est une occasion pour la justice de redorer son blason en cette période où la l’on prône la Restauration des Institutions. Et l’opinion attend vivement qu’elle réagisse et mette toute la lumière sur cette affaire. Et sa crédibilité dépend de la manière dont elle traitera cette affaire. Il est inacceptable que des individus trahissent la République et restent impunis », s’est il indigné.

Hervé Patrick Opiangha, un citoyen pas comme les autres

Même si le temps de la justice n’est pas celui de l’opinion ou des médias, le Tribunal de Libreville doit réaliser qu’il a une grande responsabilité dans cette affaire. Faire semblant de la négliger sera une manière d’encourager les criminels économiques et autres bandits à col blanc qui écument les administrations publiques d’une part, et une manière de décourager toute initiative patriotique par des citoyens pour défendre leur patrie. Car quoiqu’on dise, Hervé Patrick Opiangha a fait sa part, reste maintenant à la justice de faire la sienne. Et ça sera là le vrai sens de « c’est enfin notre essor vers la félicité » clamé depuis le 30 août 2023.

Bilto Gatien