En marge du thème principal « La diplomatie parlementaire : tisser des liens pour promouvoir la paix et la compréhension » de la 148ème Assemblée générale de l’Union Interparlementaire qui se tient à Genève en Suisse depuis le 23 mars dernier, le Président de l’Assemblée nationale de la Transition Jean François Ndongou a présenté durant la 3ème conférence des parlements non-alignés, la revitalisation de l’action parlementaire dans la lutte contre les changements climatiques, l’engagement du Gabon en faveur de la préservation de l’environnement.
Dans son exposé motif, Jean François Ndongou a indiqué que les changements climatiques et de l’environnement demeurent une préoccupation centrale pour le Gabon. Étant dans l’espace du Bassin du Congo, ou le Gabon représente 20%, une politique environnementale exemplaire et constante y est menée, et ce depuis les années post-indépendances, avec la création dès 1960, d’un Fonds forestier et en 1972, d’un Ministère de la protection de l’environnement . Une politique qui s’est développée avec la création le 4 septembre 2002, création d’un réseau de 13 parcs nationaux, qui a sanctuarisé près de 3 millions d’hectares de forêt, soit 11% du territoire, adossé à un Plan National Climat (PNC). En 2014, adoption d’un important dispositif législatif avec notamment une loi portant orientation du développement durable et une loi sur la protection de l’environnement suivie en 2017, de la création d’un réseau de 20 aires marines protégées au Gabon, soit 9 parcs marins et 11 réserves aquatiques, couvrant 26% de l’espace maritime gabonais.
Sur tout un autre plan, le développement d’une politique de maîtrise de ses émissions de Gaz à Effet de Serre, avec un bilan carbone de plus de 100 millions de tonnes nettes de CO2 a été développé et depuis la COP 22 à Marrakech, le Gabon s’est engagé à réduire l’exploitation de ses forêts à 11 millions d’ha d’ici à 2025, malgré les besoins inhérents à son développement agro-industriel et minier.
Dans cet engagement a indiqué le Président de l’Assemblée nationale de la Transition, les Parlementaires gabonais ont joué un rôle majeur dans l’élaboration des textes législatifs, le contrôle et l’évaluation de la politique environnementale du Gabon. « L’Assemblée Nationale de la Transition, qui a conservé l’ensemble de ses attributions parlementaires. Elle est disposée à partager sa modeste expérience dans ce domaine », a lancé Jean François Ndongou à ses collègues.
Quant aux enjeux actuels, l’orateur a relevé, le conflit Homme-Faune, au Gabon surtout avec les éléphants, les retombées de la protection de l’environnement et le respect des engagement internationaux, dont financiers et la problématique du développement et les contraintes environnementales.
Comme quoi, les questions de la protection de l’environnement est une réalité au Gabon et les parlementaires gabonais jouent un rôle majeur dans cet engagement qui fait du Gabon, l’un des meilleurs élève sur le plan planétaire.
Christ Koumba.