Depuis le lundi 11 décembre dernier, un mouvement de grève paralyse toutes les activités d’Owendo Containair Terminal (OCT), où toute sortie et d’entrée de conteneurs reste impossible. Une situation jugée inacceptable par de nombreux leaders syndicaux qui jugent cette grève illégale et illégitime puisque les négociations engagées entre les différentes parties commencent à porter des fruits.
Alors que les négociations fortement recommandées par le ministre des Transports allaient bon train et que les responsables syndicaux et ceux des confédérations invités autour de la table avaient paraphé avec plaisir les premiers procès verbaux de ces négociations, voilà qu’un groupe de travailleurs de cette société portuaire a décidé sans explication valable de bloquer toutes les activités depuis lundi, au mépris des règles établies et des instructions du membre du gouvernement.
Sinon, comment comprendre que tous les syndicats qui prennent part au négociations, notamment, le Syndicat des Travailleurs de l’OCT (STOCT) membre de la Confédération Démocratique des Travailleurs Gabonais (CODETRAG), apprécient la qualité des échanges et surtout la disponibilité de l’employeur à trouver des solutions aux différents points soumis dans le cahier de charge, c’est à ce moment qu’un groupuscule, sans mandat des responsables de leur syndicat, décide de s’illustrer à travers cette grève aux conséquences transversales énormes?
Pour le représentant la Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA). « L’acte posé en ce moment par ces agents qui décident de reprendre la grève alors que les responsables de leur syndicat sont en négociation est illégale et illégitime. C’est une grève sauvage qui cache un agenda et qui démontre la non-maitrise des règles élémentaires des droits des travailleurs, notamment celui de grève. Rien ne peut justifier cette grève, puisque je la qualifie de sauvage. C’est surtout le silence de la hiérarchie qui a recommandé les négociations entre les différentes parties qui nous surprend. Car ces grévistes illégaux semblent défier le ministre des Transports qui attend les conclusions de ces négociations. Le port d’Owendo reste la vitrine de notre pays. Il ne mérite pas ce spectacle » s’est indigné Firmin Etombandendji.
La réaction des plus hautes autorités pour ramener la sérénité au port d’Owendo est très attendue, parce que le préjudice subi par les différents acteurs portuaires est énorme et le manque à gagner considérable. Toutes choses qui ternissent l’image du pays à l’international.
Séverin Djosse