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Politique -Gabon / Configuration du Parlement de la Transition : Une douche froide pour Geoffroy Foumboula.

Le débat sur la configuration du parlement de transition, notamment à l’Assemblée nationale, qui avait suscité une vive polémique vient d’être définitivement clos. Le bon sens a prévalu avec une augmentation des acteurs politiques comme souhaité par Jean François Ndongou, président de la Chambre basse du parlement.

Geoffroy Foumboula Libeka, 4ème vice président de l’Assemnlée de transition

La controverse sur l’augmentation du nombre des députés à coloration politique avait pris des proportions inquiétantes avec la sortie du 4éme vice-président de cette institution transitoire qui estimait que les politiques ne devraient pas avoir une prédominance à l’Assemblée nationale pendant cette période. Selon Geoffroy Foumboula bombardé 4ème vice présidrnt, qui avait effectué des sorties bruyantes au mépris des réserves que lui confère son nouveau statut, « ce sont les politiques qui sont à l’origine du chaos dans lequel se trouvait le pays jusqu’au 30 août dernier. Ils n’ont plus rien à proposer ». Une posture discriminatoire au moment où les nouvelles autorités par leur voix la plus autorisée annonçait que durant la période de transition, il n’y aura, ni opposition, ni majorité, il y aura que les Gabonais.
Le 4ème vice président de l’Assemblée nationale de transition s’est donc ouvertement opposé à la doléance formulée par son président au Chef de l’Etat, président de la Transition. Une posture jugée par de nombreux observateurs comme incongrue, à la limite défiante, qui ne présageait pas la sérénité au sein du bureau de l’Assemblée nationale.
L’amendement par le parlement de la charte de la transition voté par la majorité et entérinée par le chef de l’Etat, suivi de la une composition des deux chambres du parlement avec une augmentation substantielle des acteurs politiques (17) pour l’Assemblée nationale de transition est la résultante d’une analyse objective du contexte actuel. La sagesse et l’expérience ont prévalu à la place de la passion.
En effet, affirme un observateur averti, « le parlement ne travaille que sur la matière politique. Mais au regard de la situation exceptionnelle liée à la transition, ou les députés sont désignés par les autorités militaires, il a fallu qu’elles désignent des personnes aguerries qui maitrisent les rouages politiques mais aussi le fonctionnement du parlement . C’est dans ce sens que la requête du président Ndongou avait tout son intérêt. Maintenant les membres de la société civile, les militaires et autres cadres qu’on y trouvent vont devoir aussi apporter leur expertise au débat parlementaire. Le nombre de députés de cette Assemblée de transition est raisonnable et la carrure des politiques promet un débat relèvé» a-t-il conclu.

Le palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale gabonaise

Maintenant que le parlement est entièrement constitué avec les sénateurs et députés connus, et attendant l’ouverture des sessions, les uns et les autres peuvent désormais mesurer la responsabilité qui leur incombe en gardant à l’esprit qu’ils parleront et agiront au nom du peuple qui ne les a pas mandaté.

Par Achille Essono